Jean Bizet : « Halte au terrorisme intellectuel sur les OGM »

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Passage média · Républicains Sénat · 11 avril 2008

Le sénateur UMP de la Manche, rapporteur du texte, se dit « tres inquiet pour la pérennité au « Grenelle » ».

Dans quel esprit aborderez-vous la seconde lecture au Sénat du projet de loi sur les OGM?

Je voudrais prendre de la hauteur dans ce débat. D’abord, nous sommes
dans un environnement législatif communautaire. Une directive relative aux cultures transgéniques a été adoptée en 2001. Sa transposition dans notre législation aurait dû être faite avant fin 2003: nous avons quelques années de retard. Ensuite, il ne faut pas oublier que la question est stratégique du point de vue du commerce international. Troisièmement, nous sommes soumis au principe de précaution depuis l’adoption de la charte de l’environnement. Enfin, je souligne que
notre sécurité alimentaire est soumise à la surveillance la plus rigoureuse du monde à la fois par l’AESA (Autorité européenne de
sécurité alimentaire) et l’AFSSA (Agence française de sûreté sanitaire des aliments).

Demanderez-vous la suppression des amendements adoptés à l’Assemblée contre la majorité?

Je tiens à saluer le travail des députés, dans le droit fil de la lecture
du Sénat. Chaque fois que je le pourrai, je m’efforcerai de faire voter les articles conformes parce que je sais à quelle pression ont été soumis nos collègues députés de la part des ONG. S’agissant des amendements à l’article premier votés à l’initiative de MM. Chaissaigne et Grosdidier, il faudra que le gouvernement prenne ses responsabilités.

Vous voulez parler des ONGhostiles aux cultures transgéniques, comme Greenpeace …

J’ai été l’objet depuis trois mois d’un déchainement d’intimidation et de terrorisme intellectuel que je n’avais pas soupçonné de la part des ONG les plus radicales. Cela met en cause l’exercice serein de notre mandat. Et je suis très inquiet pour la pérennité du Grenelle
de l’environnement», qui était une formidable et noble aventure. Je crains qu’à son tour le ministre d’État ne soit l’otage des ONG les plus radicales. Mais, comme je soutiens le gouvernement, je soutiendrai Jean-Louis Borloo.