Jean-Claude Gaudin : «J’ai les meilleures relations avec les trois candidats»

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Passage média · Républicains Sénat · 24 septembre 2008

Jean-Claude Gaudin, qui a renoncé à briguer la succession de Christian Poncelet, souhaite conserver sa vice-présidence du Sénat.

Pourquoi avez-vous renoncé à briguer la présidence du Sénat ?

D’abord parce que je viens de mener trois mois de campagne électorale très active dans les Bouches-du-Rhône, ce qui ne m’a pas laissé le temps de mener campagne pour la présidence du Sénat auprès de mes collègues, comme je l’aurais souhaité. Porter les couleurs de la majorité présidentielle dans des élections locales comme les sénatoriales, ce n’est pas une partie de plaisir ! Mais j’ai rempli mon contrat. La deuxième raison, c’est que l’époque ne permet plus le cumul, comme il y a vingt-cinq ans, quand Gaston Defferre était à la fois maire de Marseille, ministre d’État et ministre de l’Intérieur. Je n’aurais pas pu rester maire de la deuxième ville de France si j’avais été élu président du Sénat. Et comme mon engagement a toujours été à Marseille, je souhaite y rester le plus longtemps possible. Et puis, il y a une troisième raison : Marseille vient d’être choisie comme capitale européenne de la culture pour 2013, ce qui va me donner un surcroît de travail.

Le recul de l’UMP, dimanche, a-t-il joué sur votre décision ?

Il l’a confortée. J’ai toujours été un homme de rassemblement, et non de division. Il n’était pas utile de rajouter de la complexité à la complexité en me présentant devant le groupe UMP alors que la majorité sénatoriale s’est réduite.

Quelles qualités attendez-vous du futur président du Sénat ?

Il faut une forte personnalité, aux convictions sincères, et à la recherche permanente du consensus. J’ai peut-être rêvé, mais je pensais que je pouvais entrer dans cette catégorie…

En vous présentant, vous auriez vraisemblablement pris des voix à Jean-Pierre Raffarin, ex-républicain indépendant comme vous. Souhaitez-vous qu’il gagne les primaires ?

J’ai les meilleures relations avec Jean-Pierre Raffarin, Gérard Larcher et Philippe Marini. Celui qui sera choisi aujourd’hui par le groupe UMP aura tout mon soutien. Vous ne me ferez rien dire de plus sur le sujet !

Vous avez peut-être un pronostic ?

Rien n’est décidé. Le scrutin d’aujourd’hui est très ouvert.

Avez-vous l’intention de continuer à jouer un rôle au Sénat ?

Il y a d’autres postes de responsabilité que la présidence. Je suis vice-président du Sénat depuis plusieurs années. Si mes amis le décident, cela me ferait plaisir de conserver ce poste.