Louis Nègre : « Une nouvelle station d’épuration d’ici 6 à 8 ans »

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Passage média · Républicains Sénat · 5 janvier 2009

En ce début d’année 2009, le maire évoque les grands
dossiers de la commune. En 2009, Louis Nègre entend « redonner à Cagnes sa place, toute sa place », à travers la
communauté urbaine, le département et le Sénat. Le maire de Cagnes explique comment
dans cette interview de début d’année.

Quels événements retenez-vous pour Cagnes en
2008 ?

Le lancement de la ZAC Saint-Jean à travers la requalification du Malvan. C’est un
projet lourd qui concrétise le développement économique de la commune, initié avec la
ZAC Costamagna, qui est un grand succès avec 300 emplois. Ce chantier de
désinondabilité est un exemple concret : la commune de Cagnes avance. Nous avançons
aussi sur le contrat de rivière qui vient d’être validé par l’agence de l’eau.

Et sur le
logement social ?

Nous sommes à 5 %. On atteindra les 20 % en 2020. On est sur la
bonne pente.

Avec la crise, allez-vous faire comme Nice et augmenter
les impôts locaux ?

Je dois connaître la réalité des rentrées fiscales pour la commune et
je ne maîtrise pas encore tous ces chiffres. C’est délicat de prendre une décision tant que
l’on n’aura pas tous les chiffres.

Quelles vont être les conséquences de la crise financière
pour Cagnes ?

Il va y avoir à faire un effort de solidarité plus important avec les Cagnois
qui en ont besoin. On est prêt à augmenter notre effort de solidarité. Je surveille au jour
le jour les gens qui viennent dans notre structure d’accueil, ou qui fréquentent les Restos
du Coeur et le CCAS.

Est-ce qu’il va y avoir un impact sur les projets en cour ? Le
second casino, ou la ZAC Saint-Jean ?

Pour le casino le groupe Tranchant avance. C’est
le groupe le moins atteint par la crise. Il ne faut pas que la France s’arrête. Face à la
crise, j’attaque. C’est ma mentalité. J’attaque 2009 avec une volonté forte de tout faire
pour diminuer l’impact de la crise.

Parlons de Louis Nègre
sénateur. Est-ce que les Cagnois ont compris que vous partiez au Sénat ?

Je n’ai pas eu
une remarque. Le mandat de sénateur est différent de celui de député. J’ai été sur une
liste dans laquelle Christian Estrosi a pensé que les maires de Grasse et de Cagnes
devaient être en position éligible. Moi, je n’ai rien demandé. C’est un honneur fait par mes
collègues.

Qui aurait compris que je refuse ? Regardez ce qui arrive à Rama Yade, la
secrétaire d’Etat.

Si Louis Nègre n’était pas allé au Sénat, quelqu’un autre aurait pris sa
place et ce n’aurait pas été un Cagnois ! Les habitants de Cagnes l’auraient-ils apprécié ?

Quels dossiers voulez-vous suivre au Sénat en 2009 ?

Tous ! Je suis au Sénat pour servir
la France. Et, en tant que parlementaire UMP, je soutiens la politique mise en place par
Nicolas Sarkozy. Mais je suis également un élu des Alpes-Maritimes. Et comme j’aime le
dire j’appartiens au commando Force 06 mis en place par Christian Estrosi. Je défends
donc les Alpes-Maritimes.

De quelle façon ?

Mes interventions au Sénat ont porté sur la
LGV en PACA et l’A8. Je continue de m’occuper de transport, même si je siège dans la
commission économique. Je m’intéresse également au développement durable et j’ai
intégré le groupe de sénateurs qui suit le grenelle de l’environnement.

Certains
considèrent qu’il y a trop d’échelons institutionnels entre le département, la région, les
communautés d’agglo et les communes. A titre personnel qu’en pensez-vous ?

Je
considère que cela fait beaucoup. Sans compter sur des suppressions, on peut envisager
des rapprochements importants, travailler sur des régions plus grandes. Il y a deux autres
pistes de travail. Rapprocher les régions et les départements et créer un conseiller
territorial qui remplacerait l’élu du canton et de la région. Travailler sur le couple
commune/intercommunalité. L’existence des communes est à défendre et le sénateur
Nègre ne souhaite pas leur disparition. Il faut être plus efficace, réduire les coûts et aller
vers une lisibilité plus simple pour le citoyen.

Qu’attendez-vous de la communauté urbaine en 2009 ?

En 2002, nous avons été la
première commune à souhaiter la communauté d’agglomération. Dans cette démarche,
j’ai agi comme un citoyen maire qui pense d’abord à ses administrés : j’ai pensé que la
communauté d’agglomération était un plus pour une commune pauvre. Je suis allé siéger
au conseil général pour aider Cagnes. Sous mon mandat, j’ai obtenu 90 millions d’euros
pour Cagnes alors que mon prédécesseur avait eu des résultats limités. Avec la
communauté d’agglomération, puis la communauté urbaine, j’ai la même démarche
intellectuelle. Avec 24 communes, la communauté urbaine a des moyens supérieurs.
C’est un vrai challenge et l’union fait la force.

Quels dossiers voulez-vous faire avancer
avec cette CUNCA ?

La communauté urbaine va nous permettre de réaliser la station
d’épuration. C’est un dossier à 80 millions d’euros, le dossier le plus important pour la
commune.

Dans combien d’années les Cagnois peuvent espérer avoir une nouvelle
station ?

D’ici 6 à 8 ans au minimum. Ce n’est pas un manque de volonté de ma part.
C’est le dossier numéro 1. Je ferai ce que j’ai fait avec le bord de mer, qui m’a pris 10
ans.