Alain Chatillon au chevet de l’hôpital

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Passage média · Républicains Sénat · 15 mai 2009

« Nous sommes de nombreux
sénateurs, à l’instar de l’ancien
Premier Ministre Jean-Pierre
Raffarin, à nous être inquiétés des
conséquences d’une éventuelle
adoption par le Sénat du projet de
loi « Hôpital, Patients, Santé et
Territoires », tel qu’il a été voté par
l’Assemblée nationale », déclare
Alain Chatillon dans un
communiqué. « Nous avons souhaité
et obtenu plusieurs changements : la
correction du déséquilibre
programmé entre l’administratif et le
médical : le Directeur de l’hôpital ne
peut se voir confier un pouvoir
absolu, de même que le corps
médical ne peut être laissé en dehors
du processus de décisions ; nous
pensons aussi que la communauté
hospitalière territoriale ne peut être
placée sous l’autorité du CHU : le
CHU ne doit pas être en situation
d’imposer ses choix aux autres
structures hospitalières ; la
démographie médicale, inégale dans
notre pays, exige d’autres
orientations que l’actuel numerus
clausus, les conditions envisagées de
l’exercice libéral de la médecine,
notamment en matière de radiologie,
ou la rupture unilatérale des contrats
de praticien ; par ailleurs, la place
du personnel soignant en général, et
des infirmières en particulier, ne
peut être ignorée dans un projet de
loi tel qu’il a été proposé ; enfin, la
réforme de l’organisation de la santé
et notamment le secteur médicosocial,
ne peut s’exprimer par des
décisions de recentralisation qui
remettent en cause les acquis sociaux
de la décentralisation. Il s’agit d’une
attitude à la fois réformatrice et
responsable ».