3 Questions à Eric Doligé

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Passage média · Républicains Sénat · 22 mai 2009

Eric Doligé est sénateur
du Loiret
et rapporteur
de la mission
sénatoriale
en déplacement
dans
le département.

Après s’être rendue à la Réunion, puis aux
Antilles, depuis le 17 mai une dizaine de
sénateurs parcourt la Guyane ;
le groupe
est chargé de faire le point sur la situation
des Départements d’Outre-mer.

Quel est l’objectif de votre mission ?

Le président duSénat a programmé dans son
rapport un certain nombre de thèmes. Nous
devions analyser te problème du coût de la vie
ensuite l’intégration dans la région ici à la
fois l’Amérique et la Caraïbe , regarder les
problèmes en matière de jeunesse, voir quels
secteurs pourraient permettre la valorisation
de la Guyane.

L’ État a une fausse perception de l’Outre-mer.
Comme on dit, loin des yeux, loin du coeur. Au
cours de notre séjour, nous avons découvert
les richesses, mais aussi les faiblesses de ce
département : le fait que ce soit un territoire si
vaste, la forte immigration…

Et quels sont, selon vous, ces secteurs
porteurs?

Les gens nous disentici qu’ils ont l’impression
que la Guyane a été mise sous cloche. Par
exemple,
c’est un peu comme si on disait « en
Guyane vous avez une vaste forêt à préserver
pour sauverla planète ». Même si là,
c’est un
schéma rapide. La richesse de la Guyane
réside dans la pêche, dans le bois de sa forêt,
dans son sous-sol. On pense à l’or mais aussi à
l’uranium, au diamant. Ce sont des richesses
potentielles mais qui peuvent être mises en
valeurs par les hommes.

Ce sont des atouts que nous n’avons pas
ailleurs ! La Guyane est le seul département
français à avoir une forêt comme celle-ci.

Vous rentrez ce soir. Quelle va
être la suite de votre mission ?

Le rapport devrait être rendu courant juin.
Nous allons faire des propositions pour tous
les sujets évoqués, chacun d’entre nous va
s’exprimer soit individuellement, soit
collectivement . Nous y ferons des propositions. En ce
qui concerne la Guyane, on pense à la
problématique du sous-sol. Il faudrait qu’il
y ait une
exploitation de ces richesses tout en
préservant l’environnement.