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Interview de Louis Nègre
Républicains Sénat
Passage média · 6 août 2009

Interview de Louis Nègre

C’est le petit dernier. Débarqué là -jure-t-il – sans rien avoir réclamé. Mais, l’ancien prof de gym s’est vite adapté à sa nouvelle cadence. Deux jours hebdomadaires à Paris. Surtout, n’ironisez pas sur « le train de sénateur ». Car, là-haut, au Luxembourg, « on bosse ». Et, en bosseur, le sénateur a réussi, dès l’entame de son mandat quelques coups : il est nommé rapporteur sur le projet de loi du Grenelle II et a fait venir à Cagnes le président du Sénat, Gérard Larcher.

Nice Matin : Vous entrez pour la première fois au Sénat. Quelle a été votre impression ?

Louis Nègre : J’ai pensé que c’est un honneur qui m’était fait de me retrouver là. Le Sénat est une grande maison. C’est une grande responsabilité. J’y suis avec mes valeurs. Et je sais que demain je redeviendrai un simple citoyen.

Nice Matin : Vos pensées sont allées vers qui ?

Louis Nègre : J’ai pensé à mes parents, parce que mes valeurs viennent de mes parents. Je suis passé par l’école d’instituteur avant Mai-68. J’ai pensé à ma famille. On ne peut pas réussir sans le soutien de sa famille. Ma femme comprend mes contraintes. J’ai pensé aux Cagnois. Ce sont eux qui m’ont mis en place. Ma priorité reste Cagnes-sur-Mer.

Nice Matin : Comment vivez-vous votre mission ?

Louis Nègre : En tant que sénateur, j’interviens au niveau législatif. Je fais la loi. Il n’est pas inerte le sénateur maire. Je suis aussi dans « Force 06 » une Task Force de 3 sénateurs (avec Colette Guidicelli et Jean-Pierre Leleu). Notre job, c’est d’être porteur des projets et des valeurs du département. Le pouvoir est à Paris, c’est là-haut que ça se décide. Enfin, le Sénat est le défenseur naturel des collectivités, on veille sur les communes, sur leur avenir.

Nice Matin : Si vous dressez le bilan de cette première année.

Louis Nègre : Ça a été beaucoup de travail. Et des satisfactions. Comme d’avoir fait venir le président du Sénat, Gérard Larcher, au bout de quatre mois de mandat. Dites-moi quand c’est arrivé avant. On a cherché, on n’a pas trouvé la date. Et c’est un succès collectif, les Alpes-Maritimes donnent d’elles une vision positive.

Nice Matin : Vous vous êtes particulièrement investi sur les questions de développement durable ?

Louis Nègre : Ma sensibilité à l’environnement, je l’ai depuis toujours. J’ai pas attendu que ce soit à la mode. La commission des affaires économiques du Sénat m’a nommé rapporteur du projet Grenelle II sur l’environnement, qui concerne la qualité de l’air intérieur, la très haute tension, les transports, la lutte contre les nuisances lumineuses et sonores ou les antennes relais. D’ailleurs, je viens d’être nommé représentant du Sénat au Comité national des antennes relais.

Nice Matin : Une fierté ? Dans le cadre de la commission de l’économie, du développement durable et de l’aménagement du territoire, 56 amendements ont été déposés. Sur les 56, 20 l’ont été par Louis Nègre, et les 20 ont été adoptés.

Louis Nègre : J’en suis très fier.

Nice Matin : Et sur les 36 extérieurs, six ont été adoptés. Le texte débattu qui vous a le plus marqué ?

Louis Nègre : Le texte sur la régulation ferroviaire. Je sais de quoi je parle. Ma position est pointue. On ne peut pas être omni compétent. Moi je vais de l’agriculture à l’industrie lourde en passant par le spatial.

Nice Matin : A la rentrée, quel sera votre cheval de bataille ?

Louis Nègre : En dehors du Grenelle de l’environnement, les véhicules décarbonés. J’ai pris la parole là-dessus pour dire qu’il fallait arrêter de défendre la voiture de papa et penser la voiture de demain. Le 10 juillet dernier, j’ai reçu une lettre de Borloo qui me demande d’explorer la question pour son compte.

Nice Matin : Un regret ?

Louis Nègre : Je n’en vois pas.