Louis Nègre : « la voiture de papa, c’est terminé »

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Passage média · Républicains Sénat · 22 septembre 2009

Louis Nègre, le maire de Cagnes-sur-Mer, est un sénateur heureux et très occupé. La semaine dernière, le rapporteur du Grenelle II de l’environnement intervenait au Sénat, avec le ministre Jean-Louis Borloo. Demain, il proposera un nouvel amendement pour financer la construction de transports en commun en site propre dans les communes de moins de 100 000 habitants.

Nice-Matin : Avec le salon de Francfort, les constructeurs reparlent des voitures électriques. Vous travaillez sur le sujet pour Jean-Louis Borloo. Comment a démarré cette collaboration ?

Louis Nègre : Je suis un sénateur qui fait son travail. En prévision des états généraux sur l’industrie automobile le gouvernement a demandé aux parlementaires d’aller à la rencontre des acteurs de cette filière. J’ai organisé une réunion à Cagnes avec les concessionnaires du département. J’ai fait remonter des propositions à Luc Chatel. Au sénat, j’ai aussi prononcé un discours dans lequel j’expliquais que la « voiture de papa » c’était terminé. Le ministre a fait appel à moi.

Nice-Matin : La voiture de papa, c’est quoi ?

Louis Nègre : C’est celle qui n’est plus adaptée à l’environnement et au paysage urbain. C’est celle que les gens rejettent parce qu’elle ne correspond plus à leurs attentes. Les comportements changent : regardez le succès du vélo en libre accès à Paris et surtout à Nice. Les citoyens comprennent qu’il faut rejeter moins de CO2, et moins gaspiller d’énergie.

Nice-Matin : En quoi consiste votre rôle de rapporteur du Grenelle II de l’environnement ?

Louis Nègre : J’ai hérité d’un texte du gouvernement, un projet de loi avec 104 articles et 174 pages. C’est un grand honneur pour moi, après seulement quatre mois d’élection au Sénat mais aussi une lourde charge de travail.

Nice-Matin : C’est-à-dire ?

Louis Nègre : Avec les trois autres sénateurs rapporteurs, nous avons publié plus de 1 200 pages. Ce texte a été élaboré depuis janvier, avec la centaine d’auditions que nous avons faîtes.

Nice-Matin : Quels sont vos domaines de compétence ?

Louis Nègre : Je m’occupe des transports et des risques sur la santé.

Nice-Matin : Ce travail de rapporteur au Sénat a-t-il changé votre approche de la gestion de Cagnes ?

Louis Nègre : J’ai toujours la même vision depuis 14 ans. J’ai été élu pour gérer au mieux la ville de Cagnes. Depuis 14 ans ma motivation a été que les Cagnois soient heureux de vivre dans cette ville. Cela se traduit par une exigence quotidienne, avec des interventions tous azimuts, dans tous les domaines.

Nice-Matin : Est-ce que vous allez faire votre « marché » dans le Grenelle II, pour appliquer certaines mesures à Cagnes ?

Louis Nègre : Pour l’instant, il n’y a pas encore de loi, pas de cadre. Mais dès que ce sera fait, je les appliquerai à Cagnes. Je les maîtrise bien. Tout le monde ne sera pas obligé de le faire, mais nous le ferons à Cagnes.

Nice-Matin : Avez-vous appris des choses en exerçant cette mission ?

Louis Nègre : Dans le domaine des antennes relais surtout. Au départ, je ne connaissais pas spécialement ce sujet, mais je me suis renseigné, lors de mes auditions.

Nice-Matin : Quelles sont vos propositions dans ce domaine ?

Louis Nègre : Il faut protéger les enfants et les adolescents des ondes, ainsi que ceux qui travaillent toute la journée avec un téléphone portable. Il faut être prudent, même si on n’a pas constaté une augmentation des cancers du cerveau à cause des portables. Le principe de précaution n’est pas excessif.

PROPOS RECUEILLIS PAR FRÉDÉRIC DELMONTE