Pierre Hérisson, Président de la Commission nationale des gens du voyage : « Des citoyens comme les autres »

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Passage média · Républicains Sénat · 21 octobre 2009

Proposer aux gens du voyage de se sédentariser, comme cela a été fait à Kingersheim, est-ce une solution ?

Nous devons tenir compte des évolutions de la société. Les gens du voyage sont, à l’image du reste de la France, une population vieillissante. Ils sont de plus en plus nombreux à vouloir se poser. Mais il n’ est pas question de leur imposer une sédentarisation forcée.

La loi Louis Besson fait, depuis 2000, obligation aux communes de plus de 5000 habitants de mettre des aires d’accueil à la disposition des gens du voyage. Où en est-on ?

20 000 emplacements individuels ont déjà été réalisés. Nous atteindrons bientôt les 30 000…

Mais la France compte 400 000 gens du voyage…

400 000 Français qui ont les mêmes droits et les mêmes devoirs que les autres citoyens. Il est important de construire des aires d’accueil, mais il est tout aussi important de leur donner accès aux services sociaux, aux assurances, à l’éducation, au droit de vote, au système de santé. Ce sont des facteurs essentiels pour l’intégration des gens du voyage.

Pourquoi tant de préjugés envers eux ?

Il faut arrêter de faire une fixation sur le cliché du voleur de poules. La délinquance n’existe pas plus chez les gens du voyage que dans d’autres catégories de population.