Interview de Gérard Larcher

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Passage média · Républicains Sénat · 10 décembre 2009

Ce jeudi, vous êtes dans la Loire, à l’invitation du sénateur Bernard Fournier. Quel est l’objet de cette
visite ?

Dans ses terres, nous allons d’abord inaugurer un pôle socioculturel de la communauté de communes du pays de Saint-Bonnet-le-Château. C’est un geste symbolique en terme d’intercommunalité, à l’heure où nous parlons de la réforme des collectivités. Et justement ensuite je rencontre, sur ce sujet, quelque 230 maires, membres de l’Union des communes rurales de la Loire que préside Bernard Fournier.

C’est votre 30e visite auprès d’élus locaux. N’ont-ils pas le sentiment que cette loi sur la réforme des collectivités, et notamment de la taxe professionnelle, est passée à la hussarde, contre leur avis ?

Il y a une attente des élus d’être plus simple, plus clair sur qui fait quoi, mais il y a aussi des inquiétudes notamment sur les financements et sur le rôle qu’occupera l’Etat. J’essaie donc de répondre à leurs questions et transmets toutes leurs positions à la commission des lois du Sénat.

Ce déplacement est-il, aussi, un soutien affiché à Bernard Fournier en prémices des élections sénatoriales de 2011 ?

Je ne fais pas campagne pour les sénatoriales dans cette affaire. J’appartiens bien à la même famille politique que Bernard Fournier, l’UMP, mais surtout nous avons été tous les deux à L’Union des jeunes pour le progrès. Mais ce jeudi, il y a aura aussi un sénateur de l’opposition. Et je lirai un mot d’excuse du sénateur Michel Thiollière , absent puisqu’il assure une mission pour contrôler la Loi Hadopi, mission pour laquellle je l’ai désigné. Je suis le président de tous les sénateurs, et quoi qu’il en soit, on ne s’est pas encore penché sur les sénatoriales; le temps politique viendra, mais pas avant l’automne 2010. Je suis d’origine paysanne, et j’ai été vétérinaire de campagne. Alors en terrien, je fais une récolte après l’autre.