Gérard Larcher :  » La commune, c’est le coeur « 

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Passage média · Républicains Sénat · 12 décembre 2009

Répondant à l’invitation de Denis
Merville, président de l’association
des maires de Seine-Maritime,
Gérard Larcher, le maire UMP de
Rambouillet et président de la
Haute Assemblée veut rassurer les
maires ce matin à l’hôtel du
département.


La réforme
territoriale inquiète les élus locaux.
Qu’allez-vous leur dire ?

Je vais leur
dire que le Sénat y travaille depuis
plus d’un an dans le cadre de la
mission confiée à mon collègue
Claude Bellot. Les sénateurs sont
très attachés à la simplification.
Savoir qui fait quoi, comment se
prennent les décisions Les élus
locaux que nous sommes veulent
plus de clarté, d’efficacité avec des
garanties.

La réforme va-t-elle
préserver le rôle et l’action des maires ?

J’y suis très attaché. La commune
mais aussi l’intercommunalité, c’est
le coeur de notre République. Ce
n’est pas un hasard si nos
concitoyens citent le plus
spontanément deux élus: leur maire
et le président de la République. La
commune, c’est toujours l’avenir.

Comment voyez-vous l’avenir?

Il
faut d’abord tordre le cou à l’idée
selon laquelle il y aurait trop de
communes (NDLR: 36000) en
France. Elles s’organisent avec
l’intercommunalité. Elles peuvent
fusionner, cela s’appelle la commune
nouvelle et la réforme leur donne
l’opportunité de s’organiser en
métropoles pour celles qui ont la
dimension européenne. Les maires
doivent savoir que rien de tout cela
n’est figé et qu’ils conserveront cette
clause dite de compétence générale
qui leur permet d’intervenir dans
tout domaine pourvu que cela soit
justifié par l’intérêt du plus grand
nombre.

Le premier interlocuteur du
maire, c’est le département surtout en
zone rurale. Et là aussi, les craintes
sont nombreuses ?

Il ne faut pas
s’inquiéter pour le devenir du
département. Les départements et les
régions vont se maintenir comme
collectivités territoriales en se
spécialisant. La région, c’est la
stratégie, les infrastructures et le
département conservera sa relation
privilégiée avec les communes,
intervenant dans la proximité
sociale, l’aménagement rural » Les
maires vont aussi vous parler gros
sous.

Ils préparent leur premier budget
sans les recettes de la taxe
professionnelle. Avez-vous de bonnes
nouvelles ?

Je suis très serein. Les
communes et communautés de
communes conserveront le droit de
fixer les taux du nouvel impôt
économique qui va remplacer la TP.
Et je veux rassurer les maires. Le
Sénat a fait le nécessaire pour que la
création de richesse des petites
entreprises, des zones artisanales ne
leur échappe pas.

Depuis un an, le
poil à gratter parlementaire est au
Sénat. En êtes-vous satisfait ?

L’élection des sénateurs n’est pas
liée à la présidentielle. Aussi avonsnous
plus de recul notamment sur les
grands sujets de réforme. Le Sénat
travaille et je ne crains pas
d’affirmer qu’il exerce une influence
certaine. Il n’y a pas que la taxe
professionnelle. Regardez ce qui s’est
produit avec la réforme de l’hôpital,
la réforme pénitentiaire ou encore
celle de l’audiovisuel public. Les
élus locaux veulent plus de clarté.