Pour Bruno Gilles, sénateur des Bouches du Rhône : le port du voile intégral nuit à l’Islam et aux Français musulmans

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Communiqué de presse · Républicains Sénat · 14 septembre 2010

Prenant la parole au nom du groupe UMP dans la discussion générale du projet de loi relatif à l’interdiction de dissimuler le visage dans l’espace public, Bruno Gilles a pris position en faveur du texte en raison notamment de la vision communautariste que signifie l’apparition du port du voile intégral, contraire aux principes constitutionnels de la République française, « une et indivisible ».

Bruno Gilles a souligné l’absence de stigmatisation de l’Islam dans l’interdiction de ce vêtement dont l’adoption ne correspond pas à une prescription coranique. Il a rappelé la défense stricte faite aux femmes lors du pèlerinage à La Mecque de se voiler le visage et que certains États musulmans comme la Syrie, la Tunisie, ont interdit cette pratique vestimentaire dans tout leur espace public.

Pour Bruno Gilles, cette tenue n’a rien à voir avec l’Islam vécu par la grande majorité des Français musulmans, des résidents étrangers et nombre des habitants du pourtour méditerranéen qui pratiquent cette religion. Il a, en revanche, mis en garde contre les islamistes radicaux qui depuis des années opèrent un travail de sape des démocraties et prônent cet accoutrement au détriment de l’Islam et des Français musulmans.

Citant la réponse du Christ aux pharisiens « Rendez donc à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu », Bruno Gilles a établi un parallèle avec un verset du Coran (Sourate 42) qui dit que les affaires des hommes « sont l’objet de consultation entre eux », sans qu’il soit question d’une ingérence divine en ce domaine. Cette neutralité coranique est, pour la grande majorité des Français musulmans, l’évidence d’une séparation indispensable des pouvoirs politique et religieux que les Chrétiens ont mis près de 2 000 ans à accepter. Enfin il a souhaité que ces Français, attachés à la laïcité et désireux que la République se vive à visage découvert, soient considérés sur un pied d’égalité avec leurs compatriotes, chrétiens, israélites, agnostiques ou athées.