2012 ne se gagnera que dans l’unité *

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Tribune · Républicains Sénat · 27 septembre 2010

Dans une tribune cosignée par 17 parlementaires, le secrétaire d’État chargé de l’Emploi plaide pour l’unité, dans la perspective de l’élection présidentielle

de 2012. Ces derniers jours ont donné lieu à un contraste parfois saisissant.

D’un côté, beaucoup de petites phrases politiciennes et de polémiques plus ou moins stériles qui ont pu laisser croire que la campagne présidentielle était déjà ouverte.

De l’autre, une rentrée marquée par des rendez-vous majeurs, sur lesquels notre pays est attendu : conforter l’amélioration de la situation économique et de l’emploi; poursuivre une bataille absolument décisive pour la sécurité; mener à bien la réforme des retraites, en réglant la question de leur financement sur la durée et en préservant l’avenir de notre régime par répartition.

À nous, qui avons en commun d’avoir démarré notre engagement politique sous la bannière de l’UMP, ce contraste inspire trois réflexions sur les vraies conditions de la victoire de la droite en 2012.

D’abord, avant d’imaginer demain, assumons notre bilan. Nous commençons à récolter les fruits de nos efforts : les perspectives économiques s’améliorent, l’emploi se redresse, la réduction des déficits est vigoureusement enclenchée, les résultats en matière de sécurité vont dans le bon sens. Ces avancées doivent être défendues. On peut critiquer certaines réformes, mais personne ne peut contester que nous avons fait face à la crise financière et que nous avons répondu présent aux rendez-vous difficiles, là où le Parti socialiste s’est enfermé à l’excès dans l’opposition systématique, se caricaturant en dinosaure de la politique. Qui entend aujourd’hui revenir sur l’autonomie des universités? Sur le service minimum? Sur la réforme du lycée ou sur la création de Pôle emploi? Personne.

Ensuite, nous devons agir jusqu’au bout du mandat présidentiel, sans confondre les priorités. Une campagne présidentielle ne s’ouvre pas un an et demi à l’avance. Ce qu’attendent légitimement les Français, c’est que nous mobilisions toute notre énergie pour mener notre engagement à son terme. La marque de fabrique du président de la République et de cette majorité, c’est l’action. Que nous soyons membre du gouvernement ou parlementaire, c’est notre priorité. Ne sombrons pas dans le syndrome de Lionel Jospin, qui avait préféré laisser les difficultés à ses successeurs.

Enfin, nous devons nous rassembler. Nous, génération UMP, nous croyons au débat : il fait partie intégrante de notre ADN et de notre culture politique. Nous croyons à la diversité des opinions. Nous avons la chance d’être une famille politique dotée de fortes personnalités et de grands talents. Et c’est tant mieux.

Mais l’important pour nous n’est pas de savoir qui va porter tel étendard, incarner tel courant ou créer telle écurie. Nous ne vivons pas dans le souvenir des vieilles chapelles. Trop souvent par le passé, la droite et le centre ont subi la division des clans et les aventures en solitaire. Nous l’avons payé cher. Les parlementaires sont les premiers à savoir combien les petites phrases et les logiques personnelles peuvent être dévastatrices sur le terrain.

L’essentiel pour nous, c’est de bâtir un projet qui rassemble cette diversité de sensibilités pour couvrir tout le champ politique de la droite, depuis la sécurité jusqu’aux chantiers du social. Que l’on ne nous demande pas de choisir entre les deux parce que cela n’a pas de sens. À la différence d’un PS enfermé dans ses tabous et aveuglé par ses oeillères, notre responsabilité est d’apporter aux Français des réponses sur tout ce qui les préoccupe.

Car la voie du succès, c’est l’unité. La victoire de 2007 l’a montré. Chacun a sa place. Faire vivre la diversité implique d’accepter les débats. Mais le principe cardinal, c’est l’unité totale et la priorité absolue à l’intérêt général. Le seul à avoir la légitimité, la crédibilité, l’autorité et l’expérience pour nous rassembler derrière lui, c’est Nicolas Sarkozy. Lui seul peut gagner en 2012, parce qu’il incarne les réformes sans précédent entreprises depuis 2007. Lui seul sera capable de donner à la France la majorité dont elle aura besoin pour poursuivre son redressement. Ne nous trompons pas. Si nous cédons aux hésitations mortifères des sondages, c’est toute notre famille politique qui sera emportée.

Nous unir derrière le président de la République est « la » condition de la victoire et de la poursuite des réformes engagées au service des Français.

Trop souvent par le passé, la droite et le centre ont subi la division des clans et les aventures en solitaire. Nous l’avons payé cher