Semaine de 4 jours et rythme scolaire : le ministre rassure les collectivités

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Communiqué de presse · Républicains Sénat · 1 octobre 2010

La consultation nationale sur les rythmes scolaires initiée par Luc Chatel a débuté il y a presque deux semaines, l’occasion pour Catherine Procaccia d’interroger le ministre de l’Éducation nationale sur les conséquences que pourraient avoir un réaménagement du calendrier scolaire, dans les villes où la semaine de 4 jours est en place depuis déjà plusieurs années.

Lors de la séance des questions orales au gouvernement de mardi 28 septembre, Catherine Procaccia, sénatrice du Val-de-Marne, vice-présidente de la Commission enseignement au Conseil général et ancien maire-adjoint à l’enseignement à Vincennes, a souhaité connaître les intentions du gouvernement quant au maintien de la semaine de 4 jours. Elle a aussi exposé les conséquences qu’entraînerait un remaniement scolaire brutal.

Le ministre a rappelé que lorsque Xavier Darcos a supprimé les cours le samedi matin, les écoles et les communes étaient chargées d’organiser la semaine scolaire selon leur gré. Il a assuré que cette liberté ne serait pas remise en cause dans le débat national sur les rythmes scolaires.

Madame Procaccia a mis en évidence le fait que les communes ne sont pas en mesure d’accueillir tous leurs élèves dans ses centres sportifs – il y a trop d’élèves pour le nombre de gymnases. Introduire le sport tous les après-midi impliquerait ainsi des dépenses financières considérables.
A ce sujet, le ministre a fait savoir que si l’essentiel était bien l’intérêt des enfants, l’organisation des collectivités locales et les conséquences économiques seraient prise en compte.

En 1998, Catherine Procaccia, alors Maire-adjointe à l’enseignement à Vincennes, avait accompagné le changement de rythme de la semaine scolaire des écoles maternelles et élémentaires de la ville. Vincennes était devenue la première commune du Val-de-Marne à appliquer ce nouveau calendrier d’une semaine de 4 jours. D’autres villes comme Saint-Mandé et Nogent-sur-Marne avaient par la suite suivi cet aménagement du rythme scolaire.