Femmes… par Marie-Hélène Des Esgaulx

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Tribune · Républicains Sénat · 10 octobre 2010

Je ne suis pas féministe mais force est de constater que les femmes sont au coeur de mes réunions et travaux actuels.

Tout d’abord au travers de la réforme des retraites et du sujet des femmes : il convient de rappeler que dans notre système les femmes bénéficient d’une majoration de durée d’assurance (MDA) de 2 ans par enfant dans le privé ( dans le public c’est en fonction de l’année de naissance de l’enfant avant 2004 un an après 2004 six mois). En fait ce sont surtout les inégalités de carrière qui créent les inégalités de retraite et donc si le système de retraite doit agir comme un compensateur des écarts, c’est l’amélioration des carrières des femmes qui doit constituer le levier essentiel de l’amélioration de leur retraite. Le gouvernement n’a jamais nié que les femmes subissent des inégalités injustifiables dans leur carrière et en matière de retraite. Et devant le Sénat, il a décidé de proposer une nouvelle mesure qui constitue un ajout essentiel : permettre aux mères de famille de 3 enfants et plus, nées entre 1951 et 1955, de continuer à bénéficier d’une retraite sans décote, sous réserve de s’être arrêtées pour élever un enfant. Cette mesure doit permettre au total à 130 000 mères de famille à continuer à bénéficier d’une retraite à taux plein à 65 ans. C’est une mesure qui répond à une iniquité réelle et constatée.

Oui dans ce dossier des retraites le Sénat est bien décidé à améliorer le texte. Il peut et doit montrer sa sagesse, son tempérament modéré, ouvert, capable de comprendre les situations difficiles. Encore faut il que l’opposition cesse son attitude d’obstruction absurde sur le fond et sur la forme. Sur le fond, on ne peut pas maintenir le système de répartition sans bouger l’age de départ à la retraite. C’est une réalité biologique : on vit 15 ans de plus que quand le système de répartition a été inventé. Du reste le rapport du FMI ne dit pas autre chose : il conseille de commencer la réforme des retraites par relever l’age de départ à la retraite. Rappelez moi qui est directeur du FMI ? un certain DSK qui lui au moins n’est donc pas dans une posture idéologique et uniquement électoraliste. Sur la forme, je voudrais préciser que Mitterrand, lui en 1982, n’a pas cherché comme nous le dialogue et la concertation, il a fait le passage de la retraite de 65 ans à 60 ans par ordonnance… !!

Enfin j’ai présenté mercredi, devant la commission des lois, mon rapport sur la proposition de loi Copé-Zimmerman relative à la représentation équilibrée des femmes et des hommes au sein des conseils d’administration et de surveillance.