Les stages étudiants interdits hors cursus : Catherine Procaccia dénonce les propositions du Parti Socialiste

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Communiqué de presse · Républicains Sénat · 6 avril 2011

Face aux propositions dangereuses et idéologiques du Parti Socialiste concernant les stages facultatifs, Catherine Procaccia, Sénatrice du Val-de-Marne, Vice-présidente de la Commission des Affaires Sociales, rappelle l’avancée que constituent les dispositions issues de la loi Orientation et formation professionnelle tout au long de la vie dont elle présida les travaux.

Cette loi a permis d’encadrer les stages grâce à des conventions obligatoires avec une université ou grande école et rendu leur rémunération , elle aussi, obligatoire après une durée de deux mois afin d’éviter une certaine « exploitation » des étudiants par des entreprises peu scrupuleuses, quand il ne s’agissait pas de travail dissimulé.
A la lecture de cet article de la loi, des présidents d’Université ont cru devoir interdire l’ensemble des stages hors cursus pour éviter toute infraction.

De nombreuses voix se sont alors fait immédiatement entendre, (groupe de 4000 étudiants sur Facebook) réclamant le maintien des stages pour se réorienter, renforcer leurs connaissances et acquérir une expérience professionnelle indispensable. Dès la rentrée universitaire, Catherine Procaccia a eu officiellement confirmation, que cet article était mal interprété : les stages optionnels demeureraient possibles avec une convention avec l’établissement d’enseignement supérieur.
La lecture des propositions du Mouvement des Jeunes Socialistes et du Parti Socialiste, demandant la suppression de tous les stages hors cursus provoque chez elle une inquiétude profonde. Ce programme est dangereux pour l’avenir de nos jeunes. Une formation universitaire est souvent limitée à du théorique et les stages sont incontournables pour peaufiner et conclure au mieux une formation menant à un métier. Ces propositions irresponsables accentuent le risque de diplômes ne débouchant pas sur un emploi, faute d’un minimum de pratiques.
Enfin cela signifierait que les étudiants qui d’eux même voudraient pendant leur temps libre et leurs vacances effectuer des stages pour acquérir une expérience et augmenter leurs capacités ne pourraient plus le faire.

Elle ne comprend pas comment un parti politique responsable préfère jouer les démagogues plutôt que d’écouter la majorité des étudiants et non une minorité déconnectée de la réalité. L’apprentissage et l’alternance font maintenant partie de la plupart des filières universitaires de haut niveau et la suppression des stages hors cursus ne créera aucun emploi pérenne, il ne fera que rendre plus difficile le parcours des jeunes qui n’ont pas envie de se retrouver dans les emplois « parking » de Madame Aubry.

Si par malheur le PS appliquait un jour cette promesse, elle aurait un coût extrêmement fort pour l’avenir de nos diplômés.