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Conférence de presse · Républicains Sénat · 27 mai 2011

Des propositions novatrices pour l’Agence Française pour le Développement !

Mercredi 26 mai lors d’un petit déjeuner presse, Christian Cambon (Val-de-Marne), a présenté son rapport d’information intitulé « L’AFD, fer de lance de la coopération française ».

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Devant une quinzaine de représentants d’ONG, de journalistes et de membres de l’AFD le sénateur s’est félicité que le Parlement ait été consulté lors de l’élaboration du contrat d’objectifs et de moyens de l’AFD.

Le sénateur a insisté pour que :

les nécessaires obligations d’évaluation de projets a posteriori soient renforcées et accompagnées de la mise en place d’un tableau d’indicateurs rendant compte des résultats obtenus par les projets financés par l’AFD ;

le prélèvement de l’Etat sur le résultat net du groupe AFD soit limité à 50 % et que cette clef de répartition soit inscrite dans le contrat ;

– l’encadrement des effectifs et des frais généraux de l’agence prenne en compte son niveau d’activité.

Pour Christian Cambon a souligné : « C’est la première fois, que le Parlement se prononce sur les objectifs et les moyens de l’AFD, c’est le signe d’une plus grande transparence dans un secteur qui a longtemps été le domaine réservé de l’exécutif ». Banque de développement, agence de coopération, bras séculier de la diplomatie française dans les pays du Sud, l’AFD a connu ces dernières années une mutation profonde de son environnement et de ses activités. Le volume de ses engagements a été multiplié par cinq depuis dix ans. Son champ d’intervention géographique a été étendu vers l’Afrique, tout d’abord, puis en direction des pays émergents, ensuite. Son champ sectoriel s’est accru avec le transfert progressif vers l’AFD des compétences de l’ancien ministère de la coopération.

La rédaction du nouveau contrat d’objectifs et de moyens de l’AFD arrive à un moment d’interrogations où cet établissement semble à la croisée des chemins entre la poursuite de la stratégie adoptée ces dernières années et une phase de consolidation. Au regard des objectifs qui lui sont assignés, l’AFD se heurte à la diminution des moyens d’intervention sous forme de dons et, par conséquent, à la difficulté d’intervenir en Afrique, dans les pays d’influence traditionnels et dans certains secteurs essentiels de l’aide française. Le niveau de ses engagements dans le monde, notamment sous forme de prêts, suscite, par ailleurs, des interrogations sur la nature de son modèle économique, le niveau de ses fonds propres et ses relations financières avec l’État.

A l’issue de la présentation, le sénateur du Val-de-Marne s’est livré à une séance de questions-réponse avec les invités. Tous ont salué le travail accompli et les propositions de ce rapport.