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Dominique de Legge : « La RGPP doit être adaptée aux territoires »
Républicains Sénat
Passage média · 5 juillet 2011

Dominique de Legge : « La RGPP doit être adaptée aux territoires »

Entretien avec Dominique de Legge, sénateur (UMP) d’Ille-et-Vilaine, Rapporteur de la mission d’information sur les conséquences de la RGPP pour les collectivités territoriales.

L’heure est-elle à faire une «pause » dans la révision générale des politiques publiques ( RGPP) comme le préconisent vos collègues socialistes ?

Une pause non, car il n’y a pas de remise en cause des principes, mais une adaptation aux territoires, oui. Il faut afficher clairement les politiques prioritaires et celles qui ne le sont pas. Sur la sécurité et l’Education nationale, on ne peut plus appliquer la règle du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux sans un regard pour les réalités de terrain. Il ne s’agit donc pas de donner un coup d’arrêt à la RGPP même si, aujourd’hui, nous voyons ce que nous avons perdu, et pas encore ce que nous avons gagné…

Souhaitez-vous réhabiliter les sous-préfectures, dont les compétences ont diminué ?

On n’attend plus d’elles qu’elles soient, comme avant, un lieu de délivrance de titres, de cartes grises ou de passeports. En revanche, les élus locaux ont besoin d’un interlocuteur unique et d’un médiateur de l’Etat. Il revient au sous préfet d’endosser ce rôle de facilitateur et de «porte d’entrée » sur le territoire, fort d’une ingénierie administrative.

Comment associer à la fois élus locaux et Parlement dans l’élaboration de la RGPP ?

Avec 1600 milliards d’euros de dette pour 2000 milliards d’euros de PIB, ce problème n’est pas que celui de l’Etat, mais de toute la Nation. L’Etat ne peut gérer seul ce défi sans associer le Parlement ni les exécutifs locaux. Pour autant, il faut qu’il cesse de se désengager « sans le dire » : pour chaque compétence abandonnée, il doit indiquer clairement au profit de qui elle l’est et avec quelle compensation.