Pourquoi nous disons « oui » à l’Otan par les Gaullistes du renouveau*

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Tribune · Républicains Sénat · 4 octobre 2011

Le 7 mars 1966,
le général de Gaulle
prenait la décision de quitter les
instances intégrées de l’Otan , tout en
restant au sein de l’ Alliance. La volonté
du chef de l’État était de donner à
la
France toute son indépendance
stratégique, en assurant une dissuasion
autonome.

Qui peut, mieux que la famille
gaulliste, intervenir dans le débat lié à la
pleine participation dans les
structures de l’ Alliance ? Fondamentalement
attachés à la souveraineté du pays
quant à sa sécurité, incluant l’outremer,
et à sa position libre au plan
diplomatique,
il nous semble essentiel
de rappeler notre volonté de
développer la défense européenne.

En 1989,
le mur de Berlin s’ effondrait,
entraînant dans sa chute l’ URSS.
Pendant les années qui suivirent
certains prophétisaient même «
la fin de
l’Histoire ». Le 11 septembre 2001,
le
monde développé découvrait que la
souffrance et la mort restaient une
réalité. Depuis,
la France participe
avec 25 autres membres de l’Union
européenne, sous l’ égide de l’ Otan,
à
des opérations de sécurisation du
territoire afghan. Clairement ,
la menace
n’est plus à l’Est, par de nombreux
aspects, elle se concentre au niveau de
l’arc de crise décrit par le livre blanc.
Pour leur immense majorité, les
opérations extérieures où sont engagées
nos forces se déroulent dans un cadre
multinational.

Quatre éléments nous apparaissent
comme des prérequis fondamentaux , nullement remis en cause.
Premièrement,
l’autonomie absolue en matière
de dissuasion nucléaire, car on ne
partage pas la décision sur l’emploi de l’arme absolue. Deuxièmement ,
le
maintien de la libre décision d’ intervenir ou
non dans un conflit. Là encore,
la
règle de l’unanimité est limpide. Aucun
pays ne peut se voir imposer de
participer à une quelconque intervention
tales posées, quel
intérêt la France
at-elle aujourd’hui
à rejoindre les
instances
intégrées ? L’objectif d’ une défense
européenne reste
notre ambition,
bien que difficile
à atteindre quand
seuls deux pays,
la France et le
Royaume-Uni, font un effort significatif au
plan financier pour leur défense. Le
but est bien celui d’un partenariat
entre les deux piliers américains et
européens qui peuvent s’associer,
si besoin,
au sein de l’ Otan. La présence de nos
officiers supérieurs au sein de l’ Otan
est préférable à la chaise vide pour
influer sur les orientations. Le cadre des
interventions extérieures peut varier.
Par exemple, une présence de forces
dans un cadre européen nous semble
plus appropriée au Proche-Orient
qu’un cadre Otan alors que celui-ci est
plus pertinent en Afghanistan.
La situation n’est plus celle de 1966,
la France pour faire entendre sa voix
doit trouver les leviers dArchimède
d’aujourd’hui. Il ne s’agit pas d’envisager l’abandon de notre liberté de
décision, de devenir des vassaux de nos
alliés américains ou de provoquer la
Russie. Inscrits dans notre temps,
fidèles à nos valeurs, capables de nous
projeter dans l’avenir, nous
considérons aujourd’hui utile de soutenir le
retour du pays dans les structures de
l’Otan en disant oui à la décision du
président de la République. Donnons
armée s’il ne le veut pas. De plus,
si un
seul pays membre refuse d’ intervenir
alors l’Alliance ne peut intervenir en
tant que telle. Troisièmement,
il nous
semble primordial de défendre un
appareil industriel et de recherche
autonome dans le secteur des armements.
Notre absence des instances intégrées
n’a pas empêché des fonds européens
de financer le développement du futur
appareil américain,
le F35.
Quatrièmement, nous pensons que la Russie
a vocation à devenir un partenaire
essentiel de l’Europe comme de l’Alliance âtlantique. C’est pourquoi nous ne
souhaitons pas un élargissement
supplémentaire de l’ Otan qui serait vécu
comme une provocation inutile.

Une fois ces conditions fondamentales posées, quel
intérêt la France
at-elle aujourd’hui
à rejoindre les
instances
intégrées ? L’objectif d’ une défense
européenne reste
notre ambition,
bien que difficile
à atteindre quand seuls deux pays,
la France et le
Royaume-Uni, font un effort significatif au
plan financier pour leur défense. Le
but est bien celui d’ un partenariat
entre les deux piliers américains et
européens qui peuvent s’ associer,
si besoin,
au sein de l’Otan. La présence de nos
officiers supérieurs au sein de l’ Otan
est préférable à la chaise vide pour
influer sur les orientations. Le cadre des
interventions extérieures peut varier.
Par exemple, une présence de forces
dans un cadre européen nous semble
plus appropriée au Proche-Orient
qu’un cadre Otan alors que celui-ci est
plus pertinent en Afghanistan.

La situation n’est plus celle de 1966,
la France pour faire entendre sa voix
doit trouver les leviers dArchimède
d’aujourd’hui. Il ne s’agit pas d’envisager l’abandon de notre liberté de
décision, de devenir des vassaux de nos
alliés américains ou de provoquer la
Russie. Inscrits dans notre temps,
fidèles à nos valeurs, capables de nous
projeter dans l’ avenir, nous
considérons aujourd’hui utile de soutenir le
retour du pays dans les structures de
l’Otan en disant oui à la décision du
président de la République. Donnons à la France et à nos soldats la
reconnaissance qu’ils méritent parmi nos
alliés , pour assurer la sécurité de nos
enfants !