Vérité et courage

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Éditorial · Républicains Sénat · 12 janvier 2012

L’abaissement de la note financière de la France doit être appréciée à sa juste valeur. Elle n’est ni un drame irréversible ni une décision anodine. D’abord, elle n’est pas une bonne nouvelle pour l’ensemble de la zone euro. La crise que traverse l’Europe est une crise particulièrement grave. Il faut dire la vérité. C’est pour cela qu’il est si important de se battre sur ce front avec autant d’acharnement que le fait depuis plusieurs mois le Président de la République.

Bien sûr, cette décision sanctionne une dérive des finances publiques que connaissent nos pays depuis 30 ans et une insuffisance flagrante de la gouvernance économique de l’Union européenne. Mais cette dégradation n’a rien d’infamant pour notre pays. Nous conservons une note excellente, parmi les meilleures du monde. La même que celle des Etats-Unis.

La France est un pays sûr et crédible et il faut s’en réjouir, non pas par souci partisan, mais simplement pour l’intérêt supérieur de la Nation. Sentiment qui semble étranger à ceux qui, l’encre de la dépêche de Standard and Poor’s encore humide, n’ont pas eu la dignité élémentaire de faire preuve de retenue et d’un minimum de responsabilité. L’agitation et l’emportement ne font pas une politique, sauf peut-être sur les rives tranquilles de l’opposition, où les choses semblent si simples, à l’abri des contraintes et des réalités.

En matière de responsabilité, nous savons bien qui répond présent depuis que cette très grave crise frappe la France et l’Europe. Nous savons bien qui prend les décisions importantes, qui mène les réformes et surtout, nous savons parfaitement qui s’y oppose systématiquement par simple opportunisme partisan, sans vision générale ni sens de l’intérêt général.

Le Président de la République et le Gouvernement de François Fillon sont à la barre depuis le début de la crise dans des conditions d’une rare difficulté. Avec sang-froid et lucidité, ils n’ont pas attendu la note de cette agence pour assumer leurs responsabilités en réduisant nos déficits et en améliorant notre compétitivité. Ils agissent et continueront d’agir, ils réforment et continueront de réformer au service de la France en offrant au monde qui nous regarde, parfois avec inquiétude, souvent avec confiance, le visage de la détermination et du courage.

Les Français ne veulent pas de promesses en l’air ni de mensonges censés les préserver. Ils ne veulent pas être payés de mots. Ils exigent la vérité et, plus que tout, le courage de l’affronter.