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Communiqué suite à la réunion des présidents des groupes parlementaires du PPE
Républicains Sénat
Communiqué · 6 juin 2012

Communiqué suite à la réunion des présidents des groupes parlementaires du PPE

Jean BIZET, Vice-président de la Commission des Affaires européennes du Sénat, a participé à Bruxelles les 4 et 5 juin à la réunion des Présidents des Groupes parlementaires des 27 Etats Membres composant le P.P.E.

A cette occasion, il a interpellé les Commissaires Michel BARNIER (Marché Intérieur et services) et Antonio TAJANI (Industrie et entrepreneuriat) sur la compétitivité et la croissance en Europe en soulignant la nécessité de :

1/ Réduire la dette des Etats Membres les plus concernés.
Avec 48 milliards d’euros de remboursement annuels des seuls intérêts de la dette, la France est dans l’incapacité de renouer avec la croissance sans s’engager préalablement vers un retour à l’équilibre de ses comptes publics.

2/ Procéder à des réformes structurelles pour faire baisser le coût du travail.
En France, le coût moyen de l’heure de travail a augmenté de 40% au cours de ces dix dernières années alors qu’il n’a progressé que de 18% en Allemagne. Il en résulte un coût horaire de la main d’œuvre en France supérieur de 12% à ce qu’il est Outre-Rhin.

3/ Améliorer la mise en œuvre du Marché Unique et de la Directive Services
Ces deux politiques sont autant de leviers de croissance potentiels permettant d’accroître de 1,5% le PIB européen dès 2012.

4/ Faciliter l’accès au crédit des PME en s’assurant que les règles prudentielles (Bâle III et Solvabilité 2) pour sécuriser les banques et les sociétés d’assurance soient bien appliquées au niveau mondial suite aux engagements du G20, et non au seul niveau européen.

5/ S’assurer d’une réelle fluidification du marché des capitaux entre les banques européennes en créant rapidement l’Union Bancaire Européenne

6/ S’engager enfin sans délai vers une Europe politique avec une augmentation des politiques d’intégration et de convergence tant au niveau économique, fiscal que social, ce qui suppose d’accepter un saut fédéral devenu indispensable.