La crise européenne s’est invitée à la 4ème réunion des Nations Unies sur le développement durable

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Communiqué de presse · Républicains Sénat · 25 juin 2012

Un accord à minima vient d’être trouvé en l’absence des pays importants. En effet ni
Barak OBAMA ni le Premier Ministre Chinois ni Angela MERKEL ni David CAMERON n’ont daigné faire le déplacement.

Trois décisions sont à retenir:

1/ Le concept de l’Economie Verte qui signifie produire plus en consommant moins
de ressources naturelles. Cela remplace la « croissance verte », thème avancé
initialement par l’OCDE. Ce concept est malgré tout regardé par les Pays Émergents
avec une certaine suspicion car ils le considèrent comme une mesure protectionniste.

Ces même Pays estiment qu’ils n’ont aucune leçon à recevoir en matière de développement de la part des Pays Développés. Ajoutons à cela que le Sommet se
déroulant au Brésil, la question de l’Amazonie est considérée comme un problème intérieur et non comme un sujet d’ordre mondial

2/ La Gouvernance Environnementale: Accord sur la création d’une « Autorité de rang supérieur » sans valeur juridique réelle pour gérer l’Environnement au niveau mondial. Cette Autorité « gèrerait » les 500 accords bilatéraux traitant des problèmes environnementaux On est loin du multilatéralisme et d’une ONUE. On s’engage sur un « rehaussement » du statut du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) et non sur la création d’une Organisation Mondiale de l’Environnement (OME) en parallèle à l’OMC.

3/ Les Objectifs de Développement Durable. L’ensemble de ces objectifs sont très nombreux avec en premier : La lutte contre la pauvreté, La lutte contre la faim, l’énergie pour tous, l’eau, l’assainissement… Tous ces objectifs sont prévus pour être mis en œuvre dès 2015.. Quant aux modalités de financement, les Pays Émergents exigent l’engagement des Pays développés. On reste sur le principe de la responsabilité commune et différentiée. En d’autres ternies, les dérèglements environnementaux sont d’abord dus à la croissance hier des Pays développés et non à l’activité aujourd’hui des Pays Émergents qui ont droit, à leur tour, à leur « part de modernité » !

Que vaut un tel accord entre 200 États Membres en l’absence des deux plus grands, États-Unis et Chine, et de plus sur fond de crise européenne née, il est vrai, de l’effet catalyseur de la crise américaine mais dont les dirigeants américains considèrent qu’elle peut générer une crise mondiale retardant la reprise américaine. L’avenir le dira très vite. Il y a pourtant d’importantes réserves de croissance dans cette « économie verte », mais la confiance n’était pas au rendez-vous de Rio.

Jean BIZET
Membre de la délégation sénatoriale à la conférence Rio+20