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Tribune · Républicains Sénat · 28 juin 2012

Christophe-André Frassa : « Travailler en bonne intelligence »

Après quelques atermoiements, le gouvernement AYRAULT 2 a choisi de nommer, en qualité de ministre déléguée chargé des Français de l’étranger, Hélène CONWAY.

Promis par le Président Nicolas SARKOZY, ce poste pourtant largement moqué par la gauche à l’époque de sa mise en place, est donc maintenu.

C’est pour nous une bonne nouvelle. C’est également une bonne nouvelle qu’il soit occupé par une femme qui connait les Français de l’étranger pour les avoir représentés à l’Assemblée des Français de l’étranger puis au Sénat.

Cependant, cette expérience peut être à double tranchant. En effet, connaissant au plus près les attentes fortes des conseillers des Français de l’étranger d’une part, de nos compatriotes établis hors de France d’autre part, réussira-t-elle à y répondre sans être confrontée aux inévitables blocages tant administratifs que financiers et frustrée par les conséquence d’une crise mondiale et violente dont les promesses du Président François HOLLANDE ne semblent pas avoir tenu compte.

Par ailleurs, la forte détermination de Hélène CONWAY à faire bouger les lignes et changer les choses ne sera-t-elle pas refroidie par l’image que nombre de ses collègues du gouvernement ont faite des Français de l’étranger, en les qualifiant de nantis ou de fraudeurs ?

A ce titre, que deviendront les 40 millions d’euros de la prise en charge avec la suppression de celle-ci ?

Comment défendre nos compatriotes face à la promesse de la création d’un nouvel impôt pour les Français résidant hors de France ?

Quel avenir pour l’Assemblée des Français de l’étranger à l’heure même où ses élus réclament la création d’une véritable collectivité publique ?

En un mois, la France a réussi à s’isoler et à se faire railler sur la scène internationale. Comment ne pas penser que les prises de position à contretemps d’un monde en souffrance et les déclarations à dénuées de bon sens du Président François HOLLANDE n’éclaboussent nos compatriotes qui vivent et travaillent à l’étranger ?

Autant de questions sur lesquelles nous serons attentifs quant aux réponses que le gouvernement apportera.

Mais nous travaillerons aussi en bonne intelligence et avec le professionnalisme et la rigueur que nous impose la représentation des 2.500.000 Français de l’étranger au Sénat et à l’Assemblée nationale.

Nous serons une opposition vigilante.

Une page se tourne, une nouvelle reste à écrire. Le groupe Union des Républicains vous donne rendez-vous en septembre pour faire un premier point d’étape.