Aide publique au développement : J’espère que le nouveau gouvernement saura y rester fidèle

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Communiqué de presse · Républicains Sénat · 2 juillet 2012

La Cour des Comptes vient de publier son rapport sur notre politique d’aide publique au développement.

Ce travail retrace l’action de la France sur trois décennies et met l’accent sur les dernières années.

Il en fait valoir les points positifs. Il souligne aussi des lacunes, relatives notamment à l’organisation et aux structures de mise en œuvre de cette politique publique, qui sont souvent fondées. Des améliorations ont toutefois été obtenues depuis trois ans. Un cadre fixant les orientations à dix ans de cette politique a été mis en place en concertation avec les parlementaires et les ONG. C’est un instrument utile.

L’aide publique au développement a été l’une des lignes de force du dernier quinquennat.

En effet, tout au long de cette période, la France a maintenu des moyens conséquents en Afrique, destinataire de plus de 60% de nos financements. Cette concentration géographique de l’aide caractérise notre action jusqu’à présent. L’Afrique doit demeurer l’une des priorités de notre politique étrangère. Il nous revient d’accompagner son développement, de favoriser la lutte contre la corruption, de contribuer – sans ingérence – à sa stabilité et donc d’y maintenir à niveau les moyens de notre solidarité.

La France a également mobilisé des financements massifs pour la santé, avec près d’un milliard d’euros par an. Elle est le deuxième contributeur au Fonds mondial SIDA. Cet engagement est déterminant pour des millions d’individus. La société civile y porte une attention légitime.

Durant sa présidence du G20 en 2011, la France a milité pour les financements innovants au service du développement. Le principe en a été consacré dans ce cadre par nos grands partenaires. Par ailleurs, le budget de notre aide a été sanctuarisé et voté à la quasi unanimité du Parlement l’an passé. Il y a là des choix clairs de politique extérieure et de solidarité internationale. J’espère que le nouveau gouvernement saura y rester fidèle. Il en va de nos intérêts comme de la crédibilité de notre parole dans le monde.

Henri de Raincourt