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3 questions à Pierre Charon, sénateur et conseiller UMP de Paris
Républicains Sénat
Passage média · 18 juillet 2012

3 questions à Pierre Charon, sénateur et conseiller UMP de Paris

Soutien de Jean-François Copé pour la présidence de l’UMP, le sénateur de Paris appelle François Fillon à annoncer dès maintenant sa candidature à la mairie de Paris en 2014.

Le sénateur de Paris Pierre Charon a signé mardi avec dix-neuf autres élus et responsables UMP de la capitale, dont Rachida Dati, un appel à soutenir la candidature de Jean-François Copé à la tête de l’UMP. Il souhaite que François Fillon, lui, annonce dès maintenant qu’il sera candidat à la mairie de Paris en 2014.

Pourquoi soutenez-vous la candidature de Jean-François Copé?

Ne soyons pas injuste avec le secrétaire général qu’il a été pendant les campagnes présidentielle et législatives. L’UMP est un mouvement en état de marche. En tant que parlementaire, j’ai pu apprécier son efficacité. Il suffisait d’appuyer sur un bouton, et on disposait de tous les argumentaires que l’on souhaitait. L’équipe du président lui demandait de réunir 100.000 personnes en quelques jours, et elles étaient là – je pense notamment aux meetings de la Concorde et du Trocadéro. En temps de guerre, il faut un guerrier, en temps de paix, on peut se contenter d’un notaire.

François Fillon n’est pas un guerrier?

J’espère que si, et c’est à Paris qu’il doit le prouver. Il ne peut pas être venu dans la 2e circonscription pour se contenter d’être un simple député. Je lui demande solennellement de prendre ses responsabilités vis-à-vis des élus parisiens en annonçant dès maintenant qu’il sera candidat à la mairie de Paris en 2014. S’il le fait, nous serons tous derrière lui.

Le chef que l’UMP élira en novembre doit-il être son candidat à la présidentielle de 2017?

Ne confondons pas les échéances. Le mandat du président que nous élirons en novembre ne dure que trois ans. Ce président aura à organiser l’opposition et à en être le chef. Dans ces fonctions, Jean-François Copé me paraît le meilleur pour défendre une droite moderne et décomplexée. Dans trois ans, nous pourrons mettre à la tête du parti un arbitre, une espèce de juge de paix, qui saura gérer les différentes écuries présidentielles. Il restera deux ans pour se préparer à 2017.