Impôts, et baisse du pouvoir d’achat : « le changement c’est maintenant »

Catégories
Tribune · Républicains Sénat · 1 août 2012

Le Gouvernement nommé par François Hollande n’a pas voulu attendre la loi de finances pour 2013 pour commencer à taxer les français.

Contrairement à son programme, ce ne sont pas les plus riches qui vont payer, mais les classes moyennes et surtout les salariés.

Pendant 4 jours et nuits, les sénateurs UMP se sont battus pour tenter de « limiter la casse ». Mais nul n’est plus sourd que celui qui ne veut pas entendre.

La majorité présidentielle a ainsi voté 7,2 milliards d’impôts supplémentaires dont une grande partie va impacter ceux qui travaillent.

fin de la défiscalisation des heures supplémentaires. Dans mon intervention, j’ai tenté d’expliquer que ce n’étaient pas les cadres qui seraient touchés ( considérés comme des nantis…) puisqu’ils sont soumis au forfait jours et ne bénéficient pas d’heures sup. Ce seront les enseignants et les personnels hospitaliers qui formaient les gros bataillons des bénéficiaires. Sans compter les personnels des collectivités… qui ne sont pas non plus les plus payés.

La majorité, comme avec les 35 heures, croit que le travail est un « gâteau qui se partage« . Cette mesure ne créera que des emplois précaires, des intérimaires de courte durée.

Diminution en moyenne de 350 € de pouvoir d’achat pour une dizaine de millions de personnes. Mais avoir un emploi c’est être un privilégié !

– accroissement de l’imposition sur l’intéressement et la participation. Cette idée gaullienne est naturellement complètement étrangère à la majorité. La gauche ne peut concevoir cette association des salariés aux résultats de l’entreprise. Pour elle, seule l’augmentation du salaire est acceptable. Interessement et participation sont assimilés  » au grand capital »!

donations et droit de successions: abaissement du plafond de 159 000 à 100 000€ et sur une délai de 15 ans ( au lieu de 10). Impossible de faire comprendre à la Gauche que la moitié des français sont propriétaires de leur logement et qu’il parait normal de pouvoir transmettre ce patrimoine constitué tout au long de sa vie à ses enfants. C’est aussi ignorer obstinément la réalité du prix de l’immobilier en Ile de France. 100 000€, c’est le prix d’une chambre de bonne !

Mais « l ‘héritage est un facteur d’inégalité sociale » m’avait-il été répondu en décembre dernier !

La rentrée sera difficile pour les français, particulièrement pour les plus modestes qui ont cru que les hausses d’impôts ne concerneraient que les plus riches! Mais rien sur les fameux 75% : le temps sans doute de leur permettre de s’exiler pour ceux qui ne l’ont pas déjà fait.

Sans compter toutes les mesures évoquées en ce mois de juillet et reportées à l’automne !

Catherine Procaccia