Jean-Pierre Leleux : Premier bilan des mesures de Gauche. Pas de quoi être optimiste !

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Tribune · Républicains Sénat · 29 août 2012

Au cours des dernières
semaines, le
nouveau gouvernement
a soumis au parlement
une série de mesures
visant à tenir les engagements
de réduction du déficit,
représentant 4,5% du
PIB en 2012 et 3% en 2013,
de même qu’à ramener les
comptes publics à l’équilibre
en 2017.

Si ces objectifs sont louables,
d’ailleurs dictés, pour
partie, par les règles budgétaires
européennes et,
d’autre part, par la nécessité
de faire face à la crise
au sein de la zone euro, encore
faut-il se demander si
les moyens utilisés sont
adaptés et de nature à résoudre
les problèmes auxquels
est confronté notre
pays. La réponse est négative.

Alors que, sous le quinquennat
de Nicolas Sarkozy,
le gouvernement de
François Fillon avait fait le
choix de réduire les dépenses,
les mesures présentées,
aujourd’hui, non
seulement ne prévoient pas
de plan d’économies significatives,
mais sont, de surcroît,
accompagnées de
hausses d’impôts de 7,5
milliards d’euros pour
2012, qui pèseront à 53%
sur les ménages et 47% sur
les entreprises, dans un
contexte d’objectif de croissance
revu à la baisse.

Certains économistes, tels
ceux de l’Ofce (Observatoire
français des conjonctures
économiques), pourtant
perçu comme étant plutôt
de Gauche,
c o n s i d è –
rent, d’ores
et déjà, que
l’impact de
c e r t a ine s
réformes à
venir sera
bien plus limité
que
celui annoncé.
Il en
va ainsi du
“contrat de
g é n é r a –
tion”, qui
sera lancé en 2013 ou des
“emplois d’avenir”… mais
leur coût sera de plusieurs
milliards d’euros.

A l’évidence, le gouvernement
sous-estime l’ampleur
de la
crise. Au
même moment,
tout
est mis en
oeuvre, dans
la volonté
de tourner
une page,
pour rompre
avec les
r é f o rme s
menées préc
é d e m –
ment, pour
g o m m e r
l’action entreprise par la
Droite, pourtant à même
de répondre aux défis, que
nous avons à relever.

C’est le cas de la suppression
d’une partie de la défiscalisation
des heures
supplémentaires, de la réforme
des droits de succession
ou de la “Tva sociale”,
qui devait permettre d’alléger
le coût du travail et
d’accroître la compétitivité
des entreprises.

Pour toutes ces raisons,
plus que jamais,
nous devons être force
de propositions et
nous opposer, chaque
fois que nécessaire, à
toutes les fausses
pistes, qui pourraient
compromettre l’avenir
du pays.