Bruno Retailleau : Rentrée scolaire : les promesses ne suppriment pas les difficultés !

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Tribune · Républicains Sénat · 4 septembre 2012

12,2 millions : c’est le nombre d’élèves qui aujourd’hui font leur rentrée scolaire dans les 64 685 établissements publics et privés que compte notre pays. Des chiffres impressionnants qui soulignent autant le rôle essentiel joué par l’institution scolaire que la nécessité d’apporter des réponses concrètes et efficaces aux difficultés rencontrées. Car l’école est en crise : on ne compte plus les professeurs désemparés face à des élèves de plus en plus difficiles ou le nombre important d’élèves « décrocheurs » qui ne maitrisent pas les savoirs fondamentaux.

Face à cet enjeu, la gauche au pouvoir est dans le déni de réalité : qui peut croire que nous bâtirons l’école du XXIème siècle à partir d’une seule logique de moyens ?

Si cette solution était la bonne, nous aurions l’école la plus performante du monde : depuis 10 ans, il y a eu 160 000 élèves en moins pour 15 000 enseignants en plus. François Hollande a promis que l’école serait la grande priorité du quinquennat, mais qu’avons-nous vu jusqu’à présent? De grandes déclarations d’intention sur une « morale laïque » dont on ne sait d’ailleurs pas vraiment quel sera son contenu ; des coups de « com » comme celui qui consiste à présenter cette rentrée scolaire comme « la première rentrée du changement »…

Sur la question scolaire comme sur bien d’autres, le Gouvernement dit une chose et fait l’inverse : il promet plus de réussite pour les élèves et dans le même temps, l’enseignement chronologique de l’histoire est remis en cause dans les manuels de 3ème ! Il est temps de porter une véritable ambition pour l’institution scolaire : oui à une école de l’autorité qui rompe définitivement avec les élucubrations pédagogistes des années 70 ; oui à une école de la liberté qui donne d’avantage d’autonomie aux établissements ; oui à une école de la responsabilité qui se recentre sur la transmission des savoirs fondamentaux et privilégie le lien avec les familles.

La crise de l’école n’est pas insurmontable mais elle nécessite une véritable révolution culturelle.