Après l’inertie, la panique !

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Éditorial · Républicains Sénat · 10 septembre 2012

Improvisation et panique : tels sont les deux mots qui qualifient le mieux cette rentrée parlementaire !

Après une session extraordinaire en juillet quasi-vide montrant l’impréparation de la gauche à exercer le pouvoir et à prendre en compte la gravité de la crise internationale, le gouvernement a décidé de nous convoquer à partir du 11 septembre avec l’inscription en catastrophe à l’ordre du jour du Sénat d’un texte sur le logement social. Sans aucun travail préparatoire, sans aucune possibilité pour nos commissions de préparer correctement les débats, sans aucun respect des délais d’amendement !! Par manque de temps, la commission de l’économie, saisie au fond, ne pourra même pas préparer un texte à examiner en séance, comme le préconise la révision de la Constitution de 2008. Nous sommes dans l’improvisation totale et –on peut le dire- dans une désinvolture scandaleuse! Du jamais vu dans notre maison qui voit ainsi ses droits bafoués, une fois encore. Jamais les gouvernements précédents n’avaient utilisé de tels procédés.

Alors que ce texte concerne des millions de Français et la quasi-totalité des collectivités locales avec la modification de la loi SRU et la mobilisation du foncier public, nous sommes contraints de débattre dans une précipitation coupable. Tout ça parce que la panique s’est emparée du plus haut sommet de l’Etat face à des sondages catastrophiques et que le gouvernement veut donner le sentiment d’être dans l’action. Il est inadmissible que le Parlement, et plus particulièrement le Sénat, fasse les frais de cet amateurisme et de cette fébrilité.

Nous utiliserons tous les moyens mis à notre disposition pour dire notre mécontentement. A savoir l’exception d’irrecevabilité parce que nous pensons que l’attitude du gouvernement ne respecte pas les règles constitutionnelles et une question préalable parce qu’il n’est pas possible de débattre dans des conditions aussi déplorables.

Nous assumons totalement notre rôle d’opposant politique et nous sommes fermement décidés à défendre nos droits mais également les principes de notre démocratie parlementaire. Que le gouvernement actuel en soit persuadé !