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Christophe-André Frassa : « Confondre vitesse et précipitation, rêve et réalité… »
Républicains Sénat
Tribune · 21 septembre 2012

Christophe-André Frassa : « Confondre vitesse et précipitation, rêve et réalité… »

Jamais, non jamais, après quatre mois de pouvoir, la popularité d’un nouvel exécutif, prétendument « normal », n’aura subi une telle dégringolade.

Couacs, cacophonie, promesses impossibles à tenir, ambiguïtés, multiplication de missions, de demandes d’avis, de colloques, autant de révélateurs d’un amateurisme ou d’une absence de connaissance de la réalité – de la dure réalité- d’un angélisme béat, d’une déficience de l’autorité au plus haut niveau de l’Etat.

Fonctionnaires, syndicalistes, jeunes, contribuables, écologistes, enseignants : les « forces de gauche », s’impatientent.

Et, tel Saint-Thomas, Ils entendent bien les mots mais attendent surtout de voir les actes pour croire.

Alors, comment analyser les propos du premier ministre lors des universités d’été du MEDEF : « l’emploi et la croissance viendront de l’économie. Il faut privilégier la production sur la rente » ?

Comment concilier apologie de l’entreprise avec l’augmentation constante du coût du travail qui décourage la prise de risque, c’est-à-dire l’esprit même de l’entreprise.

Comment, encore, faire l’apologie de l’entreprise en stigmatisant les riches, les entrepreneurs, les créateurs, les inventeurs, les investisseurs ?

Pour les Français de l’étranger, Jean-Marc Ayrault souhaite le développement de la diplomatie économique, le renforcement de la sécurité des expatriés, la réforme de l’aide à la scolarité, l’amélioration du réseau consulaire.

Un grand merci à lui, surtout après avoir fait voter sans concertation la suppression de la prise en charge des frais de scolarité et la taxation sociale des revenus immobiliers des Français à l’étranger sur le territoire national !

Et la réforme de l’Assemblée des Français de l’étranger et de la représentation des Français établis hors de France ? Tout l’été auront circulé sur la toile de nombreuses propositions plus ou moins bienveillantes.

Lors de la XVII° session, l’ensemble des élus, au-delà de leurs sensibilités politiques, auront fait front commun pour proposer au gouvernement leur vision de l’évolution de l’AFE pour une meilleure représentativité et une plus grande proximité avec les communautés françaises dans le monde.

La voix de vos élus sera-t-elle entendue par le gouvernement ? Nous le verrons bien lors de la présentation du projet de loi gouvernemental qui semblait déjà ficelé avant le début des travaux de l’AFE.

Concernant les Français de l’étranger, le gouvernement veut aller vite, très vite. Devraient être bouclées d’ici la fin de l’année, la réforme du réseau consulaire, celle de l’aide à la scolarité et celle de l’AFE.

Ce n’est pas tout de vouloir aller vite ! Il faut que ces réformes soient le fruit de vos attentes et d’une véritable concertation avec vos représentants. Nous veillerons donc à ce que le gouvernement ne confonde pas vitesse et précipitation.