François Grosdidier : Non aux fausses vérités du lobby des OGM !

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Communiqué de presse · Républicains Sénat · 26 septembre 2012

Après la publication de l’étude menée a l’Université de Caen sous la direction du Pr Gilles-Eric Séralini sur la nocivité du maïs Monsanto NK 603, le lobby riposte de sa façon habituelle, en mettant en cause l’intégrité de ceux qui les contrarient et n’hésitant pas à leur reprocher leur propres turpitudes.

Ainsi, selon « le Monde« , il serait reproché au Pr Séralini d’être en situation de « conflit d’intérêts » parce qu’il aurait « parmi ses finançants, des sociétés de la grande distribution ayant investi le créneau du sans OGM »… et donc il serait partial de ce fait !
J’ai déjà eu l’occasion de répondre à cette attaque récurrente par deux fois à l’Assemblée Nationale, en 2004 au sein de la mission d’information sur les OGM et en 2008 lors du débat sur la loi OGM.

La vérité, c’est que :
– le lobby OGM s’est toujours opposé à la mise en place de garanties totales prévenir les conflits d’intérêts lors de chaque débat législatif,
– il met sur un pied d’égalité l’intérêt général (santé publique, environnement…) et l’intérêt privé, économique et financier des firmes quand il évoque cette notion,
– les études menées jusqu’à maintenant pour prétendre à l’innocuité des OGM ont été financées par les firmes elles-mêmes, sur des petiotes limites a 90 jours posées par le législateur sur leur propre demande,
– les scientifiques comme le Pr Séralini ont toujours demandé des études plus longues et publiques. En vain,
– si des enseignes de la grande distribution ont financé des études du Pr Seralini, ce n’est pas par parti-pris écologiste, mais parce qu’elles n’avaient aucun autre moyen de garantir sans OGM des produits qu’elles commercialisaient avec cette étiquette souvent d’ailleurs à côté d »autres produits pouvant en contenir, justement parce qu’elles étaient assurées avec le Pr Séralini et le GRIGEN d’un résultat objectif,
– pour cette même raison, des gouvernements et des organes publics étrangers se sont adressés à lui.

La seule vraie question à se poser, c’est pourquoi il n’est pas financé par l’Etat, pourquoi j’ai dû même affecter ma réserve parlementaire pour cofinancer ces études.