Racisme anti blanc : J-F Copé a raison mais le tabou était déjà brisé et il doit l’être dans un souci de cohésion et non de radicalisation

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Communiqué de presse · Républicains Sénat · 26 septembre 2012

Jean-François Copé a raison d’évoquer le racisme anti-blanc et anti-français qui s’exprime parfois dans nos cités car c’est une vérité.

Mais ce n’est pas un tabou qu’il brise. De nombreux parlementaires UMP l’ont brisé depuis dix ans déjà, à l’occasion d’agressions en bandes où racisme était exprimé ou encore de chansons de rappeurs appelant à la haine et à la violence contre les blancs ou les Français de souche. Nous étions 80 parlementaires à saisir le Garde des Sceaux à ce sujet.

Maire d’une ville à 70 % de logements sociaux, j’avais même écrit un livre à ce sujet (« Les You You et la République des Tabous » Editions Mettis 2006) mais en traitant aussi du racisme ordinaire, des discriminations dont souffrent les enfants de l’immigration ou encore des difficultés matérielles d’exercices du culte musulman.

Il faut briser les tabous mais sans exclusive.

La gauche ne s’intéresse qu’à un racisme et l’extrême droite qu’à l’autre. La droite républicaine doit les combattre tous et se garder, même pour des enjeux internes, de flatter, par un discours exclusif, la majorité sociologique contre des minorités.
L’UMP doit être guidée par une ferme volonté de cohésion et non de radicalisation.

François Grosdidier