Philippe Dallier dénonce l’abandon du Grand Paris !

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Communiqué de presse · Républicains Sénat · 2 octobre 2012

Depuis l’arrivée au pouvoir du nouvel exécutif, on devinait une volonté à peine masquée d’enterrer le projet du Grand Paris, qui porte pourtant une vision d’avenir pour le développement et le rayonnement futur de la région capitale.

Avec la présentation du budget prévisionnel 2013-2015 de l’État, les masques sont tombés : pas un euro n’est inscrit pour le financement du futur métro automatique autour de Paris !

Le gouvernement a beau assurer que le projet n’est pas pour autant remis en cause, on ne voit pas bien, dans ces conditions, comment vont être financés les 200 kilomètres du « Grand Paris Express » qui devait, à l’horizon 2025, faciliter les liaisons de banlieue à banlieue via 70 nouvelles gares…

Cette décision est d’autant plus incompréhensible que la plupart des collectivités locales ont élaboré et même déjà signé un Contrat de Développement Territorial, et que, depuis un an, les particuliers et les entreprises versent une taxe spécifique pour le financement de ce projet. Où est donc passé le milliard d’euros qui devait être inscrit au budget ?

Le département de la Seine-Saint-Denis, qui sous l’impulsion de Nicolas Sarkozy devait être le grand bénéficiaire de ce projet, risque, encore une fois, d’être le grand perdant des tergiversations du gouvernement, qui, sur ce sujet, comme sur beaucoup d’autres, ne sait manifestement pas où il va…

Une fois de plus, les habitants de la banlieue sont méprisés. Le désenclavement tant attendu, en particulier à l’est de la Seine-Saint-Denis, se trouve ajourné.

Cécile Duflot, Ministre en charge du dossier déclarait que le Grand Paris devait, pour avoir du sens, se construire pour ses habitants. Tout cela est bien joli, mais on voudrait bien savoir ce qu’elle en pense ?

Les élus UMP* du département, consternés par cette menace qui pèse sur l’avenir de leur territoire, protestent fermement contre cette décision, et réclament l’inscription du milliard d’euros dans la loi de programmation triennale, afin de pouvoir démarrer les travaux au plus vite.