Europe : nous respectons la parole donnée !

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Europe : nous respectons la parole donnée !
Républicains Sénat
Éditorial · 9 octobre 2012

L’actualité législative montre – une fois de plus – que ce Gouvernement manque de courage. Le Premier ministre a choisi de faire une déclaration sur les nouvelles perspectives européennes, à l’Assemblée nationale et au Sénat, mais elle ne sera pas suivie d’un vote alors que la Constitution lui en donne la faculté. Simplement par peur de mettre en lumière les divisions de sa majorité sur l’avenir de l’Union européenne. Au risque de fragiliser la parole de la France dans un domaine ultra sensible. Il a décidé de ne procéder qu’à un vote sur la ratification du traité budgétaire qui institue une règle d’or car il savait que l’UMP prendrait ses responsabilités en votant massivement pour le texte négocié et signé par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel.

Nous savons tous que ce traité est absolument nécessaire à la crédibilité de notre pays sur la scène internationale. C’est un grand projet qui engage notre pays, et au-delà, l’Union européenne, sur une voie que nous n’avons jamais eu le courage d’emprunter. Celle de la vertu budgétaire. C’est un sujet fondamental sur lequel il vaut mieux avoir les idées claires. On aurait aimé que la majorité soit unie et parle d’une seule voix. Avec force et conviction. Ce n’est malheureusement pas le cas. La gauche part dans tous les sens dans un aveu de faiblesse et de désunion coupable.

Autre argument accablant la majorité, les mensonges et la démagogie du candidat Hollande et de ses proches aujourd’hui ministres de la République. Souvenez-vous du « Moi, Président, je renégocierai le traité budgétaire» ou « la règle d’or est une imposture politique, une fumisterie, un piège ». Ou encore « Pas une voix socialiste ira à la règle d’or ». Autant de rodomontades vite oubliées, vite reniées.

La réalité, c’est que le Président de la République et le gouvernement ont repris une politique et un traité mis en place par Nicolas Sarkozy sans en changer une seule virgule. Ils ont besoin de nous pour que la France tienne sa parole et reste crédible aux yeux de ses partenaires européens.

Nous ne nous déroberons pas. Nous voterons le traité budgétaire et la règle d’or. Car nous savons que ce traité est indispensable et nécessaire à la solidarité européenne. Grâce à une meilleure gouvernance et une plus grande intégration économique et budgétaire. C’est la condition préalable à une sortie de crise.

Nous assumons les choix de Nicolas Sarkozy et les choix de notre ancienne majorité. Pourquoi ? Pas par nostalgie ! Mais au contraire en pensant à l’avenir de notre pays et à celui de l’Europe, notre bien commun.