Plan numérique du Gouvernement : La très petite vision du gouvernement du très haut débit

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Communiqué de presse · Républicains Sénat · 12 octobre 2012

Le Gouvernement a-t-il une vision du numérique pour la France ? Il est permis d’en douter, devant le plan présenté hier au Conseil des Ministres par la ministre déléguée aux PME, à l’innovation et à l’économie numérique et avec les dispositions prévues dans la loi de finances pour 2013, dévastatrices pour le financement en capital des entreprises innovantes.

Malgré les renforts de publicité déployés, le résultat est décevant. On y cherche en vain le moindre projet substantiel pour l’avenir de l’économie numérique en France. Les seules annonces de Fleur Pellerin concernent :

– Un séminaire gouvernemental en février, manière de renvoyer aux calendes grecques des décisions pourtant urgentes.

– Un nouveau Conseil National du Numérique, selon la vielle méthode socialiste qui consiste à traiter les problèmes en évoquant les moyens plutôt que le fond.

– Une super pépinière numérique à Paris, c’est-à-dire un pôle centralisé de plus, alors que les territoires s’efforcent d’en créer chaque jour pour assurer leur développement.

En réalité, le seul point sur lequel Fleur Pellerin est précise, c’est son souhait de rompre avec la méthode BESSON. Mais on n’avance pas en regardant continuellement dans un rétroviseur. Il est temps désormais pour la gauche de se mettre au travail.

Tout cela n’est pas à la hauteur des enjeux.

La taxation des plus values des cessions d’actions comme des revenus, prévue dans la loi de finances pour 2013, situation unique en Europe, va décourager les investissements en capital dans les entreprises innovantes en France.

Nous rappelons à Fleur Pellerin que la France ne sortira pas de la crise sans utiliser au maximum les ressources de croissance et de productivité du numérique, qui a déjà créé depuis quinze ans plus de 750.000 emplois.

Les Français n’ont pas besoin d’actions de communication, en contradiction avec les dispositions prévues dans la loi. Ils ont besoin deprojets concrets pour bâtir la France numérique de demain. C’est pourquoi nous demandons à Fleur PELLERIN de revoir sa copie et qu’elle donne sa vision sur :

– Le déploiement du Très Haut Débit en France

– Le financement en capital dans les entreprises innovantes

– La prise en compte du numérique dans l’Education, la Santé, la modernisation de l’Etat…

Les enjeux en termes de liberté : neutralité de l’Internet, protection des données personnelles, etc.

Laure de LA RAUDIERE

Député UMP d’Eure-et-Loir

Secrétaire Nationale de l’UMP en charge du numérique

Bruno RETAILLEAU
Sénateur de la Vendée
Secrétaire National de l’UMP en charge de la compétitivité des PME/ETI