Les anciens combattants ne sont pas la variable d’ajustement de l’agenda diplomatique du Président de la République !

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Communiqué de presse · Républicains Sénat · 5 novembre 2012

Les sénateurs UMP dénoncent vivement la modification d’ordre du jour du Sénat décidé par le gouvernement. Ce dernier change non seulement la date, mais aussi les conditions d’examen de la proposition de loi relative à la reconnaissance du 19 mars comme journée nationale du souvenir et de recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc .

En inscrivant en catimini ce texte à son ordre du jour, le gouvernement fait sienne une proposition de loi votée à l’Assemblée nationale en 2002. Texte que Lionel JOSPIN, Premier ministre de l’époque avait refusé de transmettre au Sénat. Comme le rappelait François MITTERRAND: « si une date doit être officialisée pour célébrer le souvenir de la guerre de l’Algérie, cela ne peut être le 19 mars car il y aura confusion dans la mémoire de notre peuple ».

Une fois de plus, les sénateurs UMP déplorent la cacophonie gouvernementale, car le 25 octobre dernier, le ministre délégué aux anciens combattants s’en remettait à la sagesse de la Haute Assemblée et déclarait : « C’est à cette sagesse que je me remets aujourd’hui, dans le plein respect des prérogatives du Parlement, car c’est à ce dernier qu’il incombe d’achever un processus législatif qu’il a lui-même engagé, et ce sans aucune ingérence ni interférence de la part de l’exécutif. »

Pour les sénateurs du Groupe UMP, « tout laisse à penser que l’examen de ce texte prévu en séance initialement le 20 novembre, est l’otage de la préparation du futur voyage présidentiel en Algérie. »

« Pire, cette modification de l’agenda sénatorial est intervenue au lendemain de la demande du ministre algérien des anciens combattants exigeant que la France reconnaisse les crimes commis lors de la colonisation. »

Pour Marcel-Pierre CLEACH, Président du Groupe des Sénateurs anciens combattants d’Algérie et Jean-Claude CARLE, Vice-Président du Sénat, « il ne s’agit plus d’un débat sur la commémoration des accords d’Évian, mais bien d’une séance de repentance ».