François-Noël Buffet interroge le ministre du Budget sur les choix économiques du gouvernement

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Communiqué de presse · Républicains Sénat · 8 novembre 2012

En séance aujourd’hui au Sénat à l’occasion des questions cribles thématiques au gouvernement, François-Noël Buffet (Rhône) a interrogé Jérôme Cahuzac, ministre du Budget sur la logique économique qui sous-tend le choix du gouvernement de ne pas diminuer la dépense publique en 2012 et 2013.

« En période de crise et de croissance atone, il n’y a que deux leviers pour réduire le déficit public : augmenter les recettes et diminuer les dépenses.

Tous les rapports non partisans, qu’ils proviennent de la Cour des Comptes, de la Commission européenne ou de l’Inspection générale des finances, expliquent clairement que l’effort doit essentiellement porter sur la dépense publique, à hauteur de 50 %, au minimum.

Pourtant, vous faites le choix en 2012 et 2013 de stabiliser la dépense publique à 56,3 % du PIB et de ne commencer les efforts d’économies qu’en 2014 seulement.

Dans le même temps, vous faites exploser le taux de prélèvements obligatoires de 1,4 point de PIB, soit 30 milliards d’impôts supplémentaires, pesant non pas seulement sur les grandes fortunes ou les grandes entreprises, mais impactant également très fortement les classes moyennes et les PME.

Ce matraquage fiscal, qui est la résultante directe du faible effort consenti sur la dépense, va engendrer des effets récessifs. Baisse du pouvoir d’achat et donc de la consommation, fragilisation des entreprises et baisse des investissements.

Tous les leviers de croissance seront donc impactés, risquant ainsi de compromettre notre retour aux 3 % en 2013.

Sachant qu’en 2014 il sera peut-être déjà trop tard, quelle logique économique sous-tend le choix du gouvernement de ne pas diminuer la dépense publique en 2012 et 2013 ? »