L’indécence de la FNACA pointée par Bruno Gilles

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Communiqué de presse · Républicains Sénat · 9 novembre 2012

Après l’adoption de la proposition de loi (PS) sur le choix du 19 mars pour célébrer nos morts en Afrique du nord, Bruno Gilles, sénateur (UMP) des Bouches-du-Rhône, qui avait marqué son opposition à cette initiative avant même les débats au Sénat, s’insurge contre le triomphalisme indécent de la FNACA (Fédération nationale des anciens combattants en Algérie, Maroc et Tunisie) qui en revendique la paternité.

Cette association pourtant minoritaire parmi le monde combattant se targue d’avoir contribué « au rétablissement de la vérité historique ». Il est difficile d’entendre qu’il s’agit d’histoire quand l’on sait que l’après 19 mars 1962, date du cessez-le-feu en Algérie, a fait plus de morts français que la guerre elle-même.

Pleine d’arrogance, la FNACA demande l’abrogation du décret de 2003 faisant du 5 décembre la date de commémoration des morts pour la France en Afrique du nord. Si cette date du 5 décembre est, comme elle le stipule, une « date arbitraire et fantaisiste », le 19 mars l’est encore davantage : la mémoire des morts français sera donc célébrée à une date où se sont déchaînés des massacres en Algérie. Par ailleurs, la FNACA, arcboutée sur ses certitudes et son nombrilisme, ignore totalement les anciens combattants morts au Maroc et en Tunisie et que ce 19 mars est appelé à également célébrer. S’est-elle seulement une fois demandé si aux yeux des familles de ces morts, il ne s’agit pas d’une « date arbitraire et fantaisiste » ?, s’interroge le sénateur.

La mégalomanie de la FNACA affichée dans le communiqué qu’elle vient de diffuser auprès des sénateurs la décrédibilise. Bruno Gilles espère que le Conseil constitutionnel saisi par les sénateurs UMP, refusera d’avaliser un texte vieux de 10 ans et discriminatoire à l’égard des combattants morts pour la France en Afrique du nord.