Meurtre du gérant d’un point-presse du 4ème arrondissement de Marseille : Bruno Gilles interroge Manuel Valls, sur les renforts policiers promis par le gouvernement

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Communiqué de presse · Républicains Sénat · 16 novembre 2012

Après le meurtre à l’arme blanche, vendredi 9 novembre, de M. Cheguenni, gérant du point-presse au 6 avenue des Chutes-Lavie, dans le 4ème arrondissement, Bruno Gilles, sénateur (UMP) des Bouches-du-Rhône et maire des 4ème et 5ème arrondissements, a interrogé, lors de la séance des questions d’actualité, le ministre de l’intérieur sur le renforcement des effectifs de police promis par le gouvernement pour Marseille. Le drame récent fait suite à l’assassinat par balle d’un individu dans le même arrondissement quelques mois plus tôt.

En raison de la variation des chiffres annoncés Bruno Gilles a souhaité connaître avec exactitude le nombre des renforts et leur destination.

Soulignant le déplacement de la délinquance vers les quartiers traditionnellement calmes, il a insisté pour que ceux-ci soient nantis d’effectifs sur le terrain et que dans le plan anti hold up, dit « plan Danton » les 4ème et 5ème arrondissements ne soient pas oubliés.

Manuel Valls, en dépit d’un aller-retour en Corse dans la journée, a tenu à répondre personnellement au sénateur. Marseille est au centre des préoccupations du gouvernement, a-t-il souligné, et entend donner une réponse globale en matière de sécurité et de développement économique. Outre les 120 fonctionnaires de police supplémentaires déjà arrivés sur place qui assureront une présence policière renforcée sur la voie publique, les rejoindront dans les semaines à venir 15 nouveaux éléments à destination de la SDIG (Sous-direction de l’information générale) pour s’attaquer à l’économie sous-terraine (trafics de drogue, d’armes…) qui gangrène les quartiers. Donnant raison au sénateur maire, c’est toute la ville qui doit être sécurisée, a-t-il ajouté. Le plan anti-hold up, le plan Danton, il concerne tous les buralistes, les stations service, les postes de France, des commerces vulnérables en raison de la présence de l’argent.

S’il a été sensible au fait que le ministre de l’Intérieur, tout juste revenu de Corse, lui réponde, Bruno Gilles regrette de n’avoir pas obtenu de réponse plus précise concernant ses arrondissements devenus la cible des délinquants.