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3 questions à René-Paul Savary
Républicains Sénat
Passage média · 18 novembre 2012

3 questions à René-Paul Savary

Cela fait près de dix ans que vous êtes président du conseil général de la Marne. Quel bilan tirez-vous de votre action ?

En presque une décennie, nous avons essayé de remplir au mieux nos missions, à travers notamment les collèges, que nous avons rénovés : des efforts significatifs qui ont porté sur pratiquement une quarantaine d’établissements. Or, rappelons que la Marne compte 47 collèges publics. Malgré la crise, nous avons poursuivi notre mission également dans le domaine routier, ainsi que celui concernant la loi sur le handicap. Je pense, en particulier à la création de maisons départementales pour personnes handicapées. Je pourrais également citer le RSA Contrat unique d’insertion de sept heures de travail hebdomadaire. Nous avons fait partie des départements qui ont montré leur réactivité en acceptant d’expérimenter ce dispositif proposé par l’État. Mais ce que je retiens, en outre, à propos de ces presque dix ans, c’est que j’ai pu assister à une forte dégradation des finances départementales. Les budgets des conseils généraux subissent la double peine avec la crise. A savoir, une terrible augmentation des dépenses sociales et une baisse des recettes qui pénalise considérablement le budget des départements.

Quelles devraient être les principales orientations du budget 2013 du conseil général de la Marne ?

A dire vrai, concernant les orientations, nous disposons aujourd’hui de peu de visibilité, puisque les départements ont dans leurs recettes, entre autre, les droits de mutation, qui sont complétement fluctuants et, surtout, en baisse, tandis que les recettes de l’État sont également en décroissance. Les dépenses sociales continuent à augmenter de façon très sensible, ce qui présage un budget 2013 qui sera le plus difficile que l’on n’ait jamais connu et dont on ne sait pas encore comment on pourra le boucler…si ce n’est par l’emprunt ! Tout cela nous amène à adopter à l’avenir, des plans de rigueur qui risquent, si l’on n’y prend pas garde, de se transformer un ou en plan d’austérité.

Quels sont les principaux objectifs du programme « Marne 2020 » lancé en 2009 ?

Un certain nombre d’objectifs ont pu être réalisés malgré une crise qui en a pénalisé d’autres. La population croît, mais pas de manière suffisante; en revanche, la Marne connait un accroissement du nombre d’étudiants et de chercheurs grâce à la politique menée en faveur à la fois de l’université et des grandes écoles, mais aussi du pôle de compétitivité. On ressent par ailleurs maintenant véritablement l’effet TGV qui nous place aux portes de Paris. Enfin, notre attractivité a été développée également via les lignes low-cost et charters proposés avec l’aéroport Paris-Vatry ainsi qu’avec, nous l’espérons en tout cas, le classement imminent au patrimoine mondial de l’Unesco des vignobles de Champagne.