De l’éthique en politique, par Caroline Cayeux

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Tribune · Républicains Sénat · 15 décembre 2012

La passion est le fondement de l’engagement politique. Elle est cette étincelle qui donne vie à notre conscience politique, qui l’encourage à s’exprimer avec force et détermination pour défendre un ensemble de valeurs et porter des ambitions pour notre société.

Sur le plan politique, la confiance et la légitimité reposent sur des valeurs humaines de respect, de morale, d’éthique. Briguer les suffrages de ses concitoyens, suppose d’avoir chevillé au corps le respect de valeurs qui président au fonctionnement de notre société et des rapports humains.

Quand la passion fait naître la violence des actes et des mots, quand elle conduit à la suspicion et que les accusations prennent le pas sur la conscience politique, elle emporte avec elle une partie des espoirs.

Quand on est élue locale, on prend bien vite la mesure du terrain, le pouls des attentes de nos concitoyens et de la nécessaire harmonie sociale qu’il faut préserver et garantir pour maintenir les équilibres. Agir en politique c’est avant tout une question de confiance, et de vérité.

L’honnêteté, la sincérité et la capacité à mener des actions justes et responsables constituent la seule ligne de conscience du politique. Aujourd’hui, pour les nombreux élus qui se sont engagés pour soutenir un candidat, pour les citoyens militants qui ont souhaité participer à la vie démocratique de leur mouvement, la quête de vérité et de sincérité est prégnante.

Ce n’est pas tant la question de la victoire de tel ou tel autre candidat qui se pose mais plus profondément celle du lien de confiance qui unit le militant à son représentant.

C’est de l’honneur des militants, des citoyens engagés dont il est question. Il ne saurait en aucun cas être bradé sur l’autel de luttes intestines sans engager la responsabilité de notre famille politique dans son entier.

Notre mouvement s’est inscrit dans une démarche démocratique et doit donc, en toute logique, être en mesure d’en garantir les principes fondamentaux : que la voix de chacun puisse compter !

Alors, et seulement alors, notre mouvement pourra prétendre donner une nouvelle ambition à la France, replacer l’humain au cœur de notre action politique, recentrer les débats sur l’essentiel, faire vivre la démocratie et partir à la reconquête de l’harmonie sociale.

Car, pour reprendre les propos du sociologue allemand Max Weber, « l’éthique de conviction et l’éthique de responsabilité ne sont pas contradictoires mais elles se complètent l’une l’autre et constituent ensemble l’homme authentique, c’est-à-dire l’homme qui peut prétendre à la vocation politique »

Au-delà des hommes, au-delà des actes et des mots, c’est bien là le cœur de l’enjeu et le défi que les français attendent de notre mouvement : que nous soyons, par notre Ethique, dignes de leur confiance !