De l’injustice et la complexité de la nouvelle taxation des plus-values, par Gérard Longuet

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Tribune · Républicains Sénat · 18 décembre 2012

Dans un pays comme le nôtre qui frappe le revenu, la plus-value, les successions, il n’y a pas de formes d’acquisition de richesses qui ne soient pas imposées lors de leur constitution.

Les revenus des capitaux et les plus-values correspondent à une même réalité : ce sont des ressources prévisibles ou incertaines qui résultent à une épargne déjà imposée lors de sa formation.

Ces revenus, prévisibles ou incertains, ne sont pas motivés par le goût du lucre, mais par le simple devoir de conservation. L’inflation d’une part, l’ISF d’autre part obligent à faire fructifier son capital sous peine de le voir fondre comme neige au soleil.

Cet investissement n’est pas égoïste : sans lui, aucune richesse nouvelle ou aucun emploi nouveau ne peut être créé. Et dans une société qui recherche pour tous plus de revenus et plus de sécurité sociale, il faut plus de capitaux, car les emplois qualifiés exigent plus d’investissements qu’il s’agisse de la formation des travailleurs, des études ou des équipements nécessaires à la production.

En un mot, une France prospère est une France qui produit du capital pour investir ou qui attire le capital des investisseurs étrangers.

Le gouvernement socialiste fait exactement le contraire, parce qu’il croit à la dépense publique d’abord et à l’investissement seulement après, et si possible un investissement public.

Ce que vous lisez au travers de cet article 6 n’est pas une incompréhension ou un malentendu. Les Socialistes Français ne veulent pas de capitalistes et ils ne s’inquiètent pas de les voir disparaître.

Il serait temps que les investisseurs s’intéressent à la politique et au combat des idées. Pour combattre les déficits publics, l’endettement et leur conséquence fatale – l’impôt – il faut livrer une bataille intellectuelle. Expliquer qu’une société n’est vivante que si elle investi en faisant confiance à ceux capables d’accumuler d’abord et de risquer ensuite. Bref une société qui accepte les riches non comme un stock à vider, mais comme une force qui créé de la richesse pour tous, même si le motif de chacun d’entre eux est d’abord une richesse pour soi et pour les siens.

Il y aura toujours des riches dans le monde. Mais ils ne seront plus en France et les investissements se feront ailleurs. Dans leurs sillages partiront les artistes, les créateurs les talents intellectuels. Paris était une Capitale mondiale avant 1914 car il y avait à la fois l’autorité politique et la richesse. L’autorité politique ne survit pas à l’endettement public. La richesse une fois partie, la création quittera notre pays.

La bataille est simple : la France a besoin d’épargnants et d’investisseurs. A l’ignorer les Socialistes tuent notre avenir.