Bruno Retailleau : Suicide assisté : une régression éthique et une porte ouverte sur l’euthanasie active

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Communiqué de presse · Républicains Sénat · 19 décembre 2012

Le Professeur Sicard, chargé par le Président Hollande de faire des propositions pour réviser la loi sur la fin de vie, a rendu son rapport hier. Ce rapport, s’il se refuse à préconiser l’euthanasie active, ouvre cependant la porte au suicide assisté.

Cette nuance entre euthanasie active et euthanasie passive n’est pas admissible. Dans les deux cas, la société organise la mort d’une personne. La loi Léonetti avait trouvé un point d’équilibre entre l’interdiction de l’acharnement thérapeutique et le développement des soins palliatifs dans notre pays. En envisageant la possibilité pour un patient de demander l’assistance d’un médecin pour mettre fin à ses jours, les auteurs bouleversent l’esprit même de ce texte, pourtant voté à l’unanimité.

Cette disposition, si elle était inscrite dans la loi, marquerait une régression éthique et ouvrirait la voie à l’euthanasie active. La souffrance est toujours un drame. Mais légaliser l’abolition de la souffrance par la mort serait une remise en cause fondamentale de la valeur accordée à la vie humaine dans notre société.