Jean-Claude Gaudin : « Pour lui et la france, la gravité des faits s’impose »

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Passage média · Républicains Sénat · 3 mai 2013

François Hollande est-il le président qu’il fallait à la France ?

Sa courte victoire en 2012 a été acquise sur une multitude de malentendus et des mensonges. Lui-même et ses amis ont nié la réalité de la crise et concentré leurs attaques sur Nicolas Sarkozy. Moi président, je ferai mieux et dans tous les domaines. Mais pour lui et pour la France, la gravité des faits s’impose. Rien n’est réglé. Les usines ferment ou se délocalisent, le chômage ne cesse d’augmenter.

Quel moment ou action symbolise sa première année de présidence ?

Imposer en dix mois 17 milliards de prélèvements sociaux supplémentaires sur les ménages ne peut pas être imputé à l’ancien gouvernement. Il est impossible de dire plus longtemps que la faute est celle des autres. J’ajoute que mettre en péril la politique européenne en menaçant l’axe franco-allemand va compliquer les accords qu’il faut obtenir avec les 27.

A-t-il l’envergure pour redresser la situation du pays ?

Au Sénat, l’unité gouvernementale est mise à mal compte tenu du faible écart de sièges, mais dans la Ve République, le gouvernement peut faire des couacs, car il est protégé par les institutions. Cependant, cette arrogance, cette suffisance, ces projets de loi contestés tels que le mariage pour tous, la réforme constitutionnelle ou le droit de vote des étrangers divisent les Français au lieu de les rassembler. Le résultat est donc plus que médiocre. En d’autres temps, des hommes comme Mitterrand ou Defferre auraient bondi sur une proposition de la droite républicaine de faire une union civile. Hollande préfère s’en prendre au mot mariage qui est une institution et diviser.