La part d’ombre de Monsieur Rebsamen

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Communiqué de presse · Républicains Sénat · 13 mai 2013

La Fédération nationale des anciens combattants en Algérie (FNACA) a tenu à honorer les trois sénateurs de la Côte d’Or qui ont voté pour le 19 mars, lors d’une cérémonie organisée aujourd’hui à la mairie de DIJON.

D’emblée, Monsieur REBSAMEN a décidé de parler seul au nom des 3 sénateurs, il nous a fait un discours qui n’était qu’un salmigondis de manigance politique dans lequel je ne me reconnais pas. As-t-il peur que je parle ? Je voulais simplement exprimer mon émotion et pourquoi j’ai voté cette loi : je voulais m’adresser à ces gens qui sont de la génération de mon regretté père, dire en hommage aux victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc, qu’il n’y pas de fosse commune de l’Histoire, mais une tombe pour chaque mort, car la mort reste individuelle , qu’il faut laisser à chaque individu la possibilité d’individualiser sa peine, en fonction de ses origines, du passé de sa famille et de son histoire, tant que la souffrance persiste…

Pourtant, nous avons été reçus dans le salon bleu, le bleu est la couleur du manteau de SAINT MARTIN, apôtre de la solidarité.

C’est la deuxième fois que Monsieur REBSAMEN impose sa conception de sa solidarité aux autres : la première fois, c’était aux Assises de la Démocratie Territoriale où il a empêché les deux autres sénateurs de parler, il n’a même pas daigné attendre que le Président SAUVADET nous rejoigne pour conclure cette journée de travail avec les élus.

C’est une attitude affligeante, une pratique qui heurte ma conception de la démocratie. Aujourd’hui, les gens dans la salle étaient attristés, moi je suis outré par tant de mépris désinvolte, à l’opposé de la manière dont je fais de la politique. Il n’y aura pas de troisième fois. La lumière a été faite aujourd’hui.

Alain HOUPERT