Métropole : les amendements Gaudin-Gilles sauvent les maires et Marseille, l’Etat se désengage

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Communiqué de presse · Républicains Sénat · 6 juin 2013

Le sénateur UMP et maire d’arrondissements, Bruno Gilles, se réjouit des avancées obtenues par les amendements « Gaudin-Gilles » sur la représentativité de la ville de Marseille et sur la place des maires dans la gouvernance de la métropole. Toutefois, il déplore le désengagement de l’Etat à travers la baisse substantielle de la dotation d’intercommunalité.

Les discussions entamées hier au Sénat sur le projet de métropole ont permis au gouvernement d’ouvrir les yeux sur certaines incohérences du texte qu’il proposait à la Haute assemblée.

Le sénateur Bruno Gilles se félicite que le Sénat ait adopté les amendements « Gaudin-Gilles » qui replacent Marseille au rang qui lui revient en termes de représentativité du territoire, intègrent la totalité des maires dans la gouvernance de la métropole et pérennisent certaines garanties financières notamment celle du financement du bataillon des marins pompiers de Marseille.

Il est toutefois regrettable, estime-t-il, que seule la moitié du chemin ait été faite par le gouvernement qui, à l’aide d’un amendement de la commission des finances, se désengage de l’aide financière qu’il doit apporter à la métropole. En effet, après avoir porté la dotation d’intercommunalité à 34 M d’€ la première année, le gouvernement ne financera plus la métropole qu’à hauteur de 15 M d’€ les années suivantes.

Toutes les interrogations ne sont donc pas levées, puisqu’une métropole sans argent serait un outil inutile. Le gouvernement doit être à la hauteur de l’attente qu’il a suscitée depuis l’interministériel du 6 septembre 2012, indique-t-il et avoir la ferme volonté de mettre les moyens financiers pour aider Marseille et la métropole.

Les doutes dissipés sur la place de Marseille et celles des 92 maires, le groupe UMP, dont il fait partie, fera également la moitié du chemin en s’abstenant de voter ce texte de loi et attendra sa deuxième lecture au Sénat pour approfondir son analyse et apporter, le cas échéant, les corrections nécessaires à sa position.

La balle est dans le camp du gouvernement pour qu’il propose une véritable « métropole des maires » dotée d’une vraie force de frappe financière.