Loi de programmation militaire

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Communiqué de presse · Républicains Sénat · 2 septembre 2013

Le Livre blanc a dessiné les grandes orientations de notre outil de Défense pour les années qui viennent en s’appuyant sur l’évolution des menaces et des risques, les ambitions de notre pays et ses capacités budgétaires.

Aujourd’hui le Conseil des ministres a présenté la Loi de Programmation Militaire qui transcrit ces orientations dans la loi et définit précisément les choix et moyens consacrés à chaque secteur de notre Défense pour une durée de six ans.

La réaffirmation d’un budget stabilisé annuellement à 31,4 milliards d’euros apparaît comme satisfaisant. Toutefois, cela signifie que ce budget va diminuer, chaque année, à concurrence de l’inflation, soit près de 12 milliards d’euros sur la durée de la LPM. C’est dire combien les choix stratégiques vont donc être déterminants.

D’autant que l’apport de 1,8 milliard d’euros annuellement de « ressources exceptionnelles » est indispensable pour tenir les objectifs budgétaires ; c’est une faiblesse structurelle de ce projet de LPM.

Nous saluons la volonté de préserver notre puissance nucléaire, les grands programmes déjà engagés et nos capacités à intervenir à l’extérieur de nos frontières, seul ou en coalition, c’est-à-dire de rester un acteur majeur et global au niveau militaire.

Cette LPM confirme la réduction supplémentaire de 24 000 hommes. Le gouvernement devra indiquer précisément quels régiments vont disparaître et quelles bases vont être fermées dans les années qui viennent et fonder ses décisions sur la réalité de nos choix stratégiques.

Un effort supplémentaire en matière de cyberdéfense, d’équipement et de renseignement était indispensable et nous voulons savoir la place qui sera donnée aux entreprises françaises dans ce domaine essentiel pour la recherche, l’emploi, la préservation de nos capacités industrielles et la sécurité nationale. C’est un patriotisme éclairé qui doit guider nos choix en la matière.

De même, l’arrivée de l’A400M (avion de transport stratégique et technique), la commande d’avions ravitailleurs et de drones MALE doivent être saluées car l’absence de ces équipements s’est faite durement sentir au Mali. Mais il ne faudrait pas que des réductions de cibles ou des étalements trop importants ne privent nos forces armées de cette dimension opérationnelle majeure.

C’est sur l’ensemble de ces points que nous attendons du gouvernement qu’il éclaire la représentation nationale. Ce sont les garanties que nous demanderons et les amendements que nous défendrons au Sénat et à l’Assemblée nationale à l’automne prochain.