Sophie Primas : « Du bonnet rouge au bonnet d’âne ? »

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Tribune · Républicains Sénat · 3 novembre 2013

A Quimper ce week-end les français de Bretagne ont manifesté leur exaspération.

L’écotaxe, décidée à l’unanimité à l’issue du Grenelle voici plusieurs années, a été la taxe de trop.

Que son principe soit bon ou pas n’était finalement pas tellement la question.
C’est avant tout le contexte économique qui a conduit ouvriers, agriculteurs, pêcheurs, chefs d’entreprises dans la rue.

N’en déplaise à M Mélenchon ou à la CGT, les femmes et les hommes aux bonnets rouges de Quimper n’étaient ni des nigauds, ni des manipulés. Avec bon sens et clairvoyance, ils observent juste chaque jour fermer leurs usines. Ils savent parfaitement que les 15 millions d’euros annoncés par le Premier Ministre dans l’hypothétique « Pacte pour la Bretagne » ne sauveront pas plus l’économie bretonne que le Crédit compétitivité ne sauvera les autres, partout en France.

Mr le Président, je vous demande de suspendre toutes les réformes en cours et de déclarer l’état d’urgence économique.

Je vous demande de réunir sans délai les partenaires sociaux, le patronat, les hommes politiques de droite et de gauche issus des rangs des formations politiques républicaines et sur la base du rapport Gallois de prendre les mesures d’urgence pour nos entreprises. Baisser les charges TOUT DE SUITE. Redonner de la compétitivité MAINTENANT. Nous ne pouvons plus attendre. Pas plus en Bretagne qu’ailleurs.

Ce n’est pas en faisant acheter des entreprises par des communautés de communes que nous trouverons une solution durable.Ce n’est pas avec les emplois d’avenir que nous donnerons de l’espoir aux Français.

J’appelle à ce sursaut. Immédiat.

Car à défaut de bonnet rouge, Mr le Président, vous pourriez porter le bonnet d’âne.