Révision constitutionnelle : Les tragiques évènements de Bruxelles doivent nous ramener une fois de plus à l’essentiel, la sécurité de tous.

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Tribune · Républicains Sénat · 24 mars 2016

Je veux tout d’abord exprimer la solidarité du Sénat aux autorités et au peuple belges victimes de cet horrible attentat.

Les djihadistes ont encore frappé. Toujours les mêmes méthodes, toujours le même déchainement de violence qui nous inspirent colère et dégout.

Ils ont frappé au cœur de l’Europe, tout un symbole.

Plus que jamais nos démocraties doivent être fortes et ne pas plier.

Ces évènements nous obligent à encore plus de fermeté, de solidarité, d’unité, de cohésion nationale et européenne.

Les Français attendent du gouvernement et du Président de la République des réponses fortes et concrètes pour lutter efficacement contre le terrorisme d’où qu’il vienne.

Le Sénat a toujours été fidèle à ses convictions et à sa tradition : sécurité et protection des libertés. Il a eu des positions en cohérence avec les déclarations du Président de la République au Congrès de Versailles.

Le vote solennel d’aujourd’hui traduit la ligne politique que nous nous sommes fixée depuis le mois de décembre dernier.

Le fonctionnement normal de nos institutions et du bicamérisme nous amène maintenant à demander une navette avec l’Assemblée nationale sur le texte du Sénat, amendé par nos débats, et portant sur les deux articles de projet de réforme de la Constitution.

Le Sénat n’a jamais été dans une attitude de blocage mais au contraire dans une attitude de construction et d’amélioration du texte dans le strict respect des engagements du Président de la République : la déchéance de nationalité dans le refus de l’apatridie.

Les fractures internes au Groupe Socialiste de l’Assemblée nationale semblent empêcher la recherche d’une convergence pour trouver une issue à ce projet de révision constitutionnelle et notamment sur l’article 2.

Les tragiques évènements d’aujourd’hui doivent nous ramener une fois de plus à l’essentiel, la sécurité de tous.

Si ce texte a valeur de symbole, il ne répond pas à cette priorité.

En votant la PPL Bas-Mercier sur la lutte contre le terrorisme, le Sénat a montré la voie et démontré son engagement indéfectible à lutter efficacement contre le terrorisme. Il le montrera dans le projet de loi qui sera examiné à partir du 29 mars.
Je demande à rencontrer le Président de la République.

Je lui demanderai de prendre la seule solution que le pays attend : lutter contre le terrorisme et retrouver la cohésion de la Nation.

Il lui appartiendra de prendre ses responsabilités sur ce texte, notamment sur l’article 2 qui fracture majorité et opposition à un moment où la Nation doit être rassemblée, unie et forte.

Il appartient au Président de la République de rassembler sans plus diviser.