Gérard Larcher était l’invité d’Audition Publique sur Public Sénat et LCP

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Passage média · Républicains Sénat · 11 décembre 2018

«On ne peut pas dire que le Sénat n’a pas prévenu depuis un an», a développé Gérard Larcher lundi 10 décembre 2018, invité de l’émission «Audition publique» sur le plateau LCP-Public Sénat-AFP-Le Figaro, après avoir été reçu quelques heures plus tôt à l’Elysée.


«Notre intérêt collectif, c’est que nous sortions de la crise», assure Gérard Larcher. Invité de l’émission «Audition publique», sur le plateau LCP-Public Sénat-AFP- Le Figaro, le président du Sénat qui participait quelques heures plus tôt à une réunion autour du chef de l’État a mis en garde le chef de l’État contre «la crise profonde» que la France traverse. «Une crise sociale, économique, sociétale et politique», a-t-il détaillé, en appelant le président à se «remettre en cause».

Dans ce contexte, le troisième personnage de l’État a invité le chef de l’État à quitter «la centralité des décisions» et «les annonces brutales», a-t-il souligné en revenant sur la baisse des APL, la fin des emplois aidés, la limitation de la vitesse à 80 km/h. «On ne peut pas dire que le Sénat n’a pas prévenu depuis un an», a rebondi Gérard Larcher rappelant «la pluie de constats» qu’il avait fait auprès du chef de l’État.

«Je lui avais dit depuis juillet 2017 que je ne sentais pas bien les choses sur les territoires», a-t-il rappelé en appelant le chef de l’État à «un tournant dans les questions sociales» et à un «vrai dialogue qui doit partir des territoires». «Le président l’a reconnu, la cohésion vient des territoires», a-t-il répété en soulignant «le rôle et la place des maires».

«Je n’ai pas envie que le pays se fracture plus qu’il n’est»

L’ex ministre des Affaires sociales se dit contre «un coup de pouce au SMIC». «Je n’y suis pas favorable», a-t-il répondu. «Ça a un effet négatif sur l’emploi et ça tasse les salaires», a-t-il fait valoir en se prononçant aussi «contre le rétablissement de l’ISF». «J’espère que l’on reviendra sur la désindexation des retraites» pendant l’examen du Budget en deuxième lecture à l’Assemblée nationale, a notamment souhaité le président du Sénat..

«Je n’ai vraiment pas envie que le pays se fracture plus qu’il n’est» a expliqué Gérard Larcher qui s’est dit «prêt à aider la France». «Le Sénat est là comme un balancier des institutions», a-t-il souligné.»Nous avons été très attentifs à ce qui se passe dans le pays». «Nous sommes ouverts sur la réforme constitutionnelle à condition de ne pas abaisser les droits du Parlement», a-t-il assuré.

Propos récupérés sur LeFigaro.fr